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Après que Washington a accusé la Chine d’«inaction» face au nouveau lancement de missile balistique intercontinental par Pyongyang, et attribué à la Russie une «responsabilité spéciale» dans l'aggravation de cette menace, Moscou s'insurge de se voir ainsi mise en cause.

Moscou qualifie d'injustifiées les tentatives entreprises par les États-Unis et d'autres pays visant à transférer la responsabilité de la situation autour du programme nucléaire balistique de la Corée du Nord sur la Russie et la Chine, a déclaré lundi le ministère russe des Affaires étrangères.

«Nous appelons toutes les parties concernées à s'abstenir de toute mesure pouvant provoquer une nouvelle escalade de la tension. Nous considérons comme injustifiées les tentatives des représentants des États-Unis et de certains autres pays de rejeter la responsabilité de ce qui se passe en Corée du Nord sur la Russie et la Chine, accusant presque Moscou et Pékin de "flatter" les ambitions balistiques nucléaires de la Corée du Nord», est-il indiqué dans un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

En même temps, Moscou a rappelé que la Russie et la Chine avaient conjointement mis au point une «feuille de route» excluant le recours à la force ou la menace de la force et offrant une solution complète à tous les problèmes sur la péninsule coréenne, y compris le problème nucléaire, par des moyens politiques et diplomatiques à travers l'établissement du dialogue sans conditions préalables.

Donald Trump a par ailleurs prévenu samedi qu'il «ne permettrait plus» à Pékin de ne rien faire: il presse la Chine, l'unique grand soutien économique et diplomatique de la Corée du Nord, d'endiguer les ambitions de son récalcitrant voisin.

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a pour sa part enfoncé le clou, estimant qu'en tant que «soutiens économiques du programme nucléaire balistique» de Pyongyang, Pékin, et également Moscou, portaient une «responsabilité spéciale» dans l'aggravation de cette menace.

Pyongyang a réalisé vendredi un nouveau lancement de missile balistique intercontinental Hwasong-14 à titre expérimental, susceptible d'atteindre les États-Unis, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Le missile a effectué un vol de 47 minutes et 12 secondes, atteint une altitude de 3.724 km et parcouru 998 km avant de finir sa course à l'est de la péninsule, selon les informations des médias nord-coréens.

Le ministère russe de la Défense a de son côté annoncé que le missile nord-coréen avait atteint une altitude de 681 km et parcouru 732 km avant de tomber dans la partie centrale de la mer du Japon.

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Tags:
tir, Donald Trump, Corée du Nord, Chine, États-Unis, Russie
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