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Nucléaire iranien (2017) (60)
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L’Iran réfléchit à sa réponse aux nouvelles sanctions américaines et n’exclut pas de se retirer de l’accord historique sur le nucléaire, conclu en juillet 2015, si la ligne rouge est franchie. Hassan Beheshtipour, de la chaîne iranienne Press TV, a donné à Sputnik son interprétation de la situation.

La ligne rouge pour l'Iran, c'est la perte de la coopération avec la Russie et cinq autres grandes puissances suite à l'application des sanctions américaines, a déclaré Hassan Beheshtipour à Sputnik, rappelant que, selon l'accord signé entre Téhéran et les grandes puissances, l'Iran devait limiter son programme nucléaire à des usages civils en échange de la levée progressive des sanctions internationales prises à son encontre.

«Si ces pays refusent de coopérer, l'Iran se décidera à des mesures extrêmes pour s'opposer aux démarches de Washington», a précisé l'interlocuteur de l'agence.

Et de se référer aux propos tenus par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Seyed Abbas Araghchi, selon lequel Téhéran se retirera du Plan global d'action conjoint (JCPOA) si sa mise en application contredit les intérêts nationaux de l'Iran.

«L'Iran s'attendait à ce que le JCPOA lui permette de poursuivre l'enrichissement d'uranium sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et à ce que les sanctions qui le frappaient soient levées. Certaines sanctions ont été effectivement levées, mais quelque 250 restrictions sont toujours en vigueur», a signalé le journaliste.

Il a par ailleurs souligné que Washington essayait toujours de reprendre une partie des sanctions déjà levées sous prétexte de menace que représentait, selon lui, le programme balistique iranien et le prétendu soutien accordé par Téhéran au terrorisme.

«L'Iran a depuis longtemps perçu ce dessein perfide des États-Unis et fait preuve de vigilance. Il n'ira pas jusqu'à rompre unilatéralement l'accord nucléaire. […] Ce sont les Américains qui doivent expliquer à l'opinion internationale pourquoi, malgré l'accomplissement par l'Iran de tous ses engagements, les États-Unis s'appliquent à rendre le JCPOA inefficace», a relevé l'interlocuteur de Sputnik.

Et de résumer que si les alliés des États-Unis, notamment le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France, ainsi que la Russie et la Chine suivaient l'appel de Washington, l'Iran suspendrait l'accord nucléaire, et ce serait justement la ligne rouge.

«Mais tant que l'Europe, et plus précisément l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, ainsi que la Russie et la Chine, tout comme nos partenaires commerciaux, notamment l'Inde, l'Australie et en partie le Japon, soutiennent l'Iran, Téhéran respectera ses engagement et ne se retirera pas de l'accord nucléaire», a conclu M.Beheshtipour.

Le Plan global d'action conjoint (JCPOA) est un accord signé à Vienne, en Autriche, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les pays du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies: les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne), ainsi que l'Union européenne et la République islamique d'Iran.

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Tags:
Plan global d'action conjoint (JCPOA), sanctions, Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ONU, Sputnik, Union européenne (UE), Hassan Beheshtipour, Abbas Araghchi, Téhéran, Iran, États-Unis
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