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Les sanctions décrétées par l'Union européenne le 4 août à l'encontre de trois personnes physiques et trois personnes morales russes constituent une ingérence dans les affaires entre deux entités commerciales et sont politiquement motivées, considère le ministère russe de l'Énergie qui attend en outre des explications de la part de l'UE.

Le ministère russe de l'Énergie considère que les nouvelles sanctions introduites par l'Union européenne à l'encontre de la Russie dans le cadre de l'affaire des turbines Siemens constituent une ingérence dans un litige entre deux entreprises, ce qui constitue une violation directe du droit international.

«La décision de l'UE d'inclure sur la liste des sanctions deux employés du ministère russe de l'Énergie suscite la perplexité. Avant tout, l'ingérence dans un différend entre deux entités commerciales est une violation directe de normes juridiques internationales. Compte tenu de l'expérience de longue date de Siemens, il est difficile d'imaginer que la société se soit retrouvée otage de la situation», a déclaré le ministère dans un communiqué.

«Le ministre russe de l'Énergie n'a aucun doute sur le fait que l'UE a adopté cette décision pour des raisons exclusivement politiques», indique l'institution, ajoutant qu'aucun fondement légitime de l'inscription d'employés du ministère sur la liste des sanctions n'avait été fourni.

«Nous attendons des explications supplémentaires de la part de l'Union européenne. Pour sa part, le ministère envisage de continuer à garantir la sécurité énergétique des consommateurs. Les ambitions politiques ne doivent pas constituer une entrave à l'accomplissement par les gouvernements des pays de leurs engagements envers les citoyens», est-il encore expliqué.

Vendredi 4 août, l'Union européenne a inclus trois personnes physiques et trois personnes morales russes, y compris des employés du ministère russe de l'Énergie et des sociétés du domaine énergétique, dans la liste des sanctions individuelles en raison de «l'ingérence» en Ukraine, suite au scandale autour des «livraisons» de turbines Siemens en Crimée.

Le «scandale des turbines» a éclaté le 5 juillet lorsque Reuters a annoncé, se référant à trois sources proches du dossier, que la Russie avait livré en Crimée des turbines à gaz fabriquées par Siemens, malgré les sanctions de l'Union européenne.

Lundi 10 juillet, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que les turbines livrées aux centrales électriques de Crimée étaient de fabrication russe et l'a réaffirmé une nouvelle fois le 13 juillet.

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Tags:
ingérence, violations, turbines à gaz, sanctions antirusses, Ministère russe de l'Energie, Siemens AG, Russie, Allemagne
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