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Située à la frontière turque, la province d’Idlib présente un point stratégique tant pour l’armée que pour les terroristes. Des experts militaires syriens expliquent, dans un entretien à Sputnik, à quoi peuvent mener les combats pour reprendre la région.

Les tensions ne cessent de monter dans la province syrienne d'Idlib. Avec des affrontements de plus en plus fréquents, cette région frontalière du nord-ouest risque de marquer bientôt un nouveau point chaud sur la carte de ce pays déchiré par la guerre. Et vu sa position, les effets collatéraux pourraient se faire sentir bien au-delà des frontières syriennes.

«Un nombre colossal de combattants qui se trouvaient à l'époque se retrouvent devant le choix soit de renier le terrorisme et rejoindre les rangs de l'armée syrienne, soit de partir pour Idlib sans quitter Daech», raconte dans une interview à Sputnik le général de brigade syrien Muhammed Abbas.

Soulignant le caractère stratégique que revêt la libération d'Idlib pour les troupes de Damas, l'expert explique que l'armée envisage d'y accéder après la reprise de Deir ez-Zor.

Muwafak Jumaa, autre expert militaire syrien, observe également dans un entretien à Sputnik que la plupart des terroristes retranchés à Idlib ne sont pas Syriens et met en garde: il est peu probable qu'ils rejoignent l'armée. Dans leur cas, ce sera donc combattre ou quitter le pays.
Ces combats s'annoncent féroces, estime M.Jumaa avant de poursuivre: les terroristes tiennent à Idlib, car la province est frontalière de la Turquie, ce qui leur donne l'accès aux ports maritimes.

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Tags:
tensions, Etat islamique, Idlib, Syrie
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