Ecoutez Radio Sputnik
    Brexit

    Après le Brexit, Londres ne veut pas de postes-frontières avec l’Irlande

    CC0 / Pixabay
    International
    URL courte
    Brexit (2017) (73)
    619

    Le ministère britannique chargé du Brexit a rappelé dans ses propositions présentées mercredi ne pas vouloir de retour des postes-frontières, symbole d'une frontière dure, entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du nord, après la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

    Aucun poste-frontière ne devrait être rétabli entre l'Irlande et l'Irlande du Nord après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, propose le gouvernement britannique dans un document qui sera rendu public mercredi.

    La question de la frontière irlandaise est l'une des plus complexes des négociations qui se sont ouvertes sur le Brexit car le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni, risquerait de fragiliser l'accord de paix ayant mis fin en 1998 à des décennies de violences meurtrières dans la région entre protestants favorables à la tutelle britannique et catholiques nationalistes irlandais.

    «Nous avons des principes très clairs. Notre priorité est de s'entendre sur l'absence d'infrastructures frontalières qui seraient un retour aux postes-frontières du passé et est totalement inacceptable pour le Royaume-Uni», a écrit le ministère britannique chargé du Brexit.

    Selon le gouvernement britannique, ses propositions soumises mardi en matière d'accords douaniers permettraient une libre circulation des marchandises. En outre, environ 30.000 personnes franchissent chaque jour sans le moindre contrôle les 500 kilomètres de frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.

    «Les deux parties doivent faire preuve de souplesse et d'imagination dès lors qu'il s'agit de la question frontalière en Irlande du Nord», a dit une source gouvernementale britannique, citée par Reuters.

    Mardi, le gouvernement britannique a appelé de ses vœux un accord d'union douanière intérimaire d'environ deux ans avec l'Union européenne après le Brexit, une proposition froidement accueillie par Bruxelles, qui la juge prématurée.

    Bruxelles n'a eu de cesse de répéter que le Royaume-Uni ne devait pas s'attendre à bénéficier après le Brexit des mêmes avantages que ceux procurés par une appartenance à l'UE et les responsables européens ont accueilli avec scepticisme mardi les propositions de Londres en matière douanière.

    Dossier:
    Brexit (2017) (73)

    Lire aussi:

    Divorce coûteux: l'UE accusera des pertes annuelles de 12 mds EUR après le Brexit
    Le garde-manger britannique pourrait se vider à cause du Brexit
    Voici pourquoi les Britanniques demandent massivement des passeports irlandais
    Le second référendum sur le Brexit «de plus en plus probable»
    Brexit: Londres risque de payer 582,5 M EUR pour son retrait de l’AEM
    Tags:
    frontière, Brexit, Irlande, Royaume-Uni
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik