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Les exercices militaires conjoints de Séoul et Washington baptisés Ulchi-Freedom Guardian (UFG) qui doivent débuter le lundi 21 août peuvent exacerber les tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis dont les leaders commencent à peine à adoucir leur rhétorique guerrière.

Bien que le Président américain Donald Trump ait salué mercredi la décision «sage et raisonnée» de Kim Jong-Un de remettre le tir de missiles sur le territoire américain de Guam, la possibilité d'une provocation militaire de la part de Pyongyang reste très élevée du fait des manœuvres conjointes de Séoul et Washington qui auront lieu du 21 au 31 août, estime le ministre sud-coréen de la Défense Song Young-moo.

«Il y a une grande possibilité que la Corée du Nord se livre à des provocations stratégiques ou tactiques pour protester contre les dernières sanctions de l'Onu et des exercices UFG», a-t-il déclaré lundi lors d'une session de l'Assemblée nationale.

Pourtant ni Séoul ni Washington n'envisagent la possibilité de reporter ces exercices qui sont considérés comme très importants compte tenu des menaces de Pyongyang.

«Les exercices sont plus importants que jamais […] Ces exercices visent à améliorer de notre efficacité opérationnelle, à développer notre volonté et à renforcer nos forces ici sur la péninsule coréenne au cas de l'échec de la dissuasion», a souligné lundi Joseph Dunford, chef d'État-major des armées des États-Unis.

La tension s'est fortement accrue sur la péninsule coréenne ces dernières semaines après les tests réussis — mais interdits par la communauté internationale — de deux missiles balistiques intercontinentaux nord-coréens capables selon les experts de frapper la côte ouest des Etats-Unis et peut-être même la côte est. Donald Trump a choisi d'adopter un ton très martial dans sa réponse à ce que Washington voit comme une provocation, promettant notamment "le feu et la colère" au régime de Kim Jong-Un et faisant allusion à la puissance de l'arsenal nucléaire américain.

La situation s'est encore envenimée quand l'armée nord-coréenne a fait part de son intention de lancer 4 missiles à portée intermédiaire au-dessus du Japon et à proximité de l'île américaine de Guam, qui abrite une base aérienne stratégique pour les opérations de Washington dans la région.

Mais mardi, Kim Jong-Un a calmé les choses en expliquant qu'il allait "observer encore un peu le comportement idiot et stupide des Yankees" avant d'éventuellement lancer les missiles.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a déclaré peu après que les Etats-Unis restaient toujours ouverts au dialogue avec Pyongyang, mais sous condition.

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Tags:
menace nucléaire, Song Young-moo, Donald Trump, Joe Dunford, États-Unis, Corée du Sud, Pyongyang, Corée du Nord
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