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Polémique autour du référendum kurde (2017) (48)
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Le vote sur l’indépendance du Kurdistan irakien, fixé au 25 septembre, suscite une profonde préoccupation en Turquie voisine, dont les autorités redoutent l’effet domino et la montée du séparatisme parmi les 15 millions de Kurdes vivant dans le pays. Des craintes qui poussent Ankara à faire tout pour s’opposer au référendum.

Le référendum sur l'indépendance prévu le 25 septembre au Kurdistan irakien risque d'entraîner une montée de tensions dans la région, met en garde le chef du Parti d'action nationaliste turc (MHP), Devlet Bahçeli. Selon lui, le vote dans le nord de l'Irak devrait être considéré par Ankara comme un motif de guerre, «si nécessaire», relate Reuters.

«C'est une répétition pour le Kurdistan. Si nécessaire, la Turquie devrait considérer ce referendum comme un motif de guerre», a indiqué l'homme politique.

Le Parti d'action nationaliste (MHP) s'est allié en avril avec l'actuel gouvernement turc pour soutenir la campagne lancée par Recep Tayyip Erdogan en vue d'élargir ses pouvoirs. Son chef, Devlet Bahceli a également appelé Ankara à s'opposer au vote prévu au Kurdistan irakien.

Le Kurdistan irakien est une région autonome au sein de l'Irak, dont le statut est défini par la Constitution du pays. En mars dernier, lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies Antonio Guterres, le Président du gouvernement régional du Kurdistan irakien Massoud Barzani avait déclaré qu'un référendum d'indépendance serait organisé dans les plus brefs délais.
Plus tard, il avait annoncé la date précise de la consultation. Selon M.Barzani, elle devra se dérouler le 25 septembre.

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Tags:
Turquie, Ankara, Kurdes
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