International
URL courte
7122
S'abonner

Le quotidien allemand Bild a annoncé le rapatriement d’une partie des lingots d'or allemands stockés à l’étranger avec trois ans d'avance sur le programme. Peter Boehringer, cofondateur de l'initiative citoyenne «Rapatriez notre or au foyer», a commenté cette publication pour Sputnik.

En publiant de fausses nouvelles, le journal induit en erreur l'opinion allemande, a déclaré à Sputnik le spécialiste munichois du marché de l'or Peter Boehringer.

«Avant 2012, personne en Allemagne ne savait où se trouvait l'or allemand, où il était stocké. C'était un secret d'État, et c'est seulement grâce à l'initiative de notre mouvement que l'opinion publique en a été informée», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Et de rappeler que, dans son article, Bild affirmait que l'Allemagne récupérait ses réserves d'or, mais que ce n'était vrai qu'en partie.

«Elle n'en a récupéré que la moitié. […] Et c'est seulement à l'aide d'une pression publique qu'il sera possible de récupérer le reste. […] C'est notre patrimoine national», a poursuivi l'analyste.

120 milliards d'euros, c'est la valeur estimée de la totalité des réserves d'or de l'Allemagne. Les 3.381 tonnes dont la Bundesbank, banque centrale du pays, est propriétaire représentent les deuxièmes réserves les plus importantes au monde après celles des États-Unis.

La Bundesbank a toujours de l'or conservé à la Réserve fédérale, à New York, ainsi qu'à la Banque d'Angleterre, à Londres.

Ainsi, l'Allemagne n'a toujours pas rapatrié toutes ses réserves d'or encore stockées à l'étranger, et une partie des lingots abrités aux États-Unis et au Royaume-Uni n'ont toujours pas rejoint les chambres fortes de la Bundesbank à Francfort.

Selon les partisans de cette stratégie, New York, qui abrite la première devise mondiale, et Londres, premier marché pour l'or, pourraient permettre en cas de coup dur de monétiser le stock.

«Ce n'est qu'une mauvaise anecdote. En cas de crise monétaire, personne ne voudra du dollar comme valeur-refuge ultime. Tout le monde voudra avoir de l'or. Aussi, cette argumentation est-elle absolument erronée», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

Lingots d'or
© Sputnik . Oleg Lastochkin

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne avait perdu toutes ses réserves d'or. Toutefois, à partir des années 1950, l'économie de la RFA a commencé à croître à un rythme important et, les exportations allant croissant, le pays s'est mis à acquérir ce métal précieux. Toutefois, pour des raisons de sécurité, l'Allemagne ne pouvait stocker ses réserves qu'à l'étranger, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France.

En pleine crise de la zone euro en 2012 et alors que l'euroscepticisme gagnait du terrain, la Bundesbank s'était donnée pour objectif de stocker 50% de son or dans ses propres coffres et de boucler ce chantier d'ici 2020.

Lire aussi:

«La lutte contre l’islamisme radical ne plaît pas à tous»: le drôle de limogeage d’un commissaire des Yvelines
Un élève de dix ans nommé Jihad mord son enseignante devant toute sa classe dans le Val-de-Marne
Erdogan accuse Macron de «régler des comptes avec l’islam et les musulmans»
Ce que l’on sait de l’arme utilisée par le terroriste pour décapiter le professeur Paty
Tags:
lingots d'or, or, zone euro, banques, Seconde Guerre mondiale, Banque d'Angleterre, Bild, Bundesbank, Réserve fédérale américaine (Fed), Sputnik, Peter Boehringer, RFA, Francfort-sur-le-Main, Washington, Royaume-Uni, Londres, New York, France, Allemagne, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook