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    Lavrov: les zones de désescalade n'ont pas pour but de morceler la Syrie

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    Situation en Syrie (automne 2017) (110)
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    L'initiative promue par la Russie, l'Iran et la Turquie n'a pas pour but de créer des enclaves dans le pays. Les zones de désescalade sont une mesure provisoire qui prouve déjà son efficacité. Pourtant, elle doit être complétée par un dialogue, qui semble timidement s'amorcer, entre les parties en conflit.

    Les zones de désescalade mises en place en Syrie sont une mesure provisoire qui n'a pas pour but de diviser le pays, a déclaré dimanche le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l'issue de pourparlers avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir.

    «L'objectif de la mise en place des zones de désescalade est la cessation des violences. Ce n'est pas une mesure permanente. Pas une des parties ayant convenu de la création de ces zones n'a l'intention de les maintenir pour toujours, ce qui mènerait à la formation de sortes d'"enclaves" sur le sol syrien», a déclaré le ministre.

    Et de rappeler qu'il était convenu que ces zones fonctionneraient pendant six mois. «Il est d'ores et déjà évident que les résultats sont palpables. Le cessez-le-feu est largement respecté», a ajouté M.Lavrov.

    Certes, le but de ces zones est d'élargir en Syrie l'espace où la trêve est respectée et où la vie revient à la normale, a indiqué le ministre, mais le dialogue entre les parties en conflit restent un élément clé de ce concept. «À l'intérieur de ces zones on observe un intérêt pour la mise en place de comités [de trêve nationale, ndlr] pour entamer un dialogue avec le gouvernement. Cela constituera un complément très important aux efforts déployés à Genève visant à établir un dialogue direct autour d'une table de négociations et sous l'égide de l'Onu».

    Le lancement de processus similaires sur place ne fera que doper celui, global, de réconciliation et élargir les zones de désescalade, a résumé le chef de la diplomatie russe.

    L'opposition syrienne finira par s'unir

    Comme l'estime le ministre, l'opposition syrienne s'unira et, lorsque ce sera le cas, il faudra l'inciter à mettre en place une plateforme afin que la voie menant au règlement soit approuvée par tous les Syriens.

    «Je suis persuadé que lorsque l'opposition s'unira, et il me semble que c'est inévitable, nous recommanderons tous aux participants à cette délégation unitaire d'élaborer une position constructive qui permette de progresser dans le cadre du processus de Genève», a explicité Sergueï Lavrov.

    La Russie, l'Iran et la Turquie ont convenu en mai dernier de créer quatre zones de désescalade en Syrie: au nord de la province de Homs, dans l'enclave de la Ghouta orientale, dans la province de Deraa (à la frontière syro-jordanienne) et dans la province d'Idlib.

    Le conflit armé se poursuit en Syrie depuis 2011. Selon l'Onu, plus de 220.000 personnes y ont déjà perdu la vie.

    Dossier:
    Situation en Syrie (automne 2017) (110)

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    Tags:
    zone de désescalade, cessez-le-feu, trêve, opposition, dialogue, ONU, Sergueï Lavrov, Adel al-Jubeir, Arabie Saoudite, Turquie, Iran, Russie, Syrie
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