Ecoutez Radio Sputnik
    L'Armée nationale libyenne

    L'Armée nationale libyenne compte sur la Russie

    © AFP 2019 Abdullah DOMA
    International
    URL courte
    8260

    Sputnik s'est entretenu avec le porte-parole de l'Armée nationale libyenne, le général de brigade Ahmad al Mismari, sur les perspectives du règlement politique en Libye et l'ampleur de la menace terroriste qui pèse sur le pays.

    Six ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la situation sécuritaire reste précaire en Libye, le pays étant incapable de sécuriser ses frontières. Dans ces conditions de faible contrôle frontalier, la Libye se voir infestée de «groupes criminels internationaux», constate, en visite à Moscou, Ahmad al Mismari, général de brigade de l'Armée nationale libyenne, basée à l'est du pays.

    Pour remédier à cette situation, la Libye a besoin d'échanger les données de renseignement avec les pays voisins et de coordonner avec eux les actions en matière de contrôle frontalier, explique le général dans un entretien accordé à Sputnik.

    Selon lui, l'armée libyenne n'est actuellement pas en mesure de s'occuper de la mise en place de postes d'observation aux frontières nationales. «De ce fait, la frontière terrestre avec l'Égypte se trouve aujourd'hui dans la zone de responsabilité de l'armée égyptienne», indique M.Mismari.

    Dans le même temps, l'État libyen contrôle à présent jusqu'à 90% du territoire du pays, a fait savoir l'interlocuteur de l'agence. «Dans les 10% restants, nous avons également des troupes, mais elles n'ont pas encore procédé à l'élimination des terroristes car elles manquent d'armes. Mais ça, c'est une question de temps», affirme le porte-parole.

    Interrogé au sujet de la coopération entre la Libye et la Russie, M.Mismari a souligné que son pays faisait confiance à Moscou «sur le plan militaire comme sur le plan politique».

    «Nous espérons que la Russie évoquera au Conseil de sécurité de l'Onu la levée de l'embargo sur la livraison d'armes à l'armée libyenne (…). La Russie est bien consciente de ce que représente l'armée libyenne, elle connaît son commandant en chef Khalifa Haftar, c'est pourquoi il existe une confiance mutuelle entre nos deux pays», a conclu le porte-parole.

    Lire aussi:

    En défiant les USA, un pays membre de l’UE lance un réseau 5G avec l’aide de Huawei
    Un militaire de Sentinelle ouvre le feu contre un homme armé d’un couteau près d'un hôpital militaire à Lyon
    Sur une vidéo devenue virale, des forces de l'ordre gazent les clients d'un café lors de l’acte 31
    Tags:
    livraisons d'armes, lutte antiterroriste, embargo, frontière, sécurité, Armée nationale libyenne (ANL), Conseil de sécurité de l'Onu, Ahmad al Mismari, Khalifa Haftar, Libye
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik