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Polémique autour du référendum kurde (2017) (48)
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Commentant le projet des Kurdes de tenir un référendum d’indépendance, le vice-président irakien a insisté sur la nécessité de l’annuler ou de le reporter, jugeant qu’il était contraire à la constitution du pays, et a prévenu que Bagdad ne tolérerait pas la formation d’un «second Israël» à l’intérieur de ses frontières.

Bagdad ne tolérera pas la création d’un «second Israël» dans le nord de l’Irak, a déclaré le vice-président de ce pays, Nouri al-Maliki, commentant le référendum du 25 septembre sur l’indépendance du Kurdistan irakien

«Il faut annuler ou reporter ce référendum qui est inconstitutionnel et ne répond ni aux intérêts du peuple irakien dans son ensemble, ni à ceux des Kurdes. Nous ne tolérerons pas la création d’un second Israël dans le nord de l’Irak», a-t-il déclaré dans un communiqué cité par son service de presse.

Le parlement du Kurdistan irakien, qui ne s'était pas réuni depuis deux ans, s'est prononcé cette semaine à une très large majorité en faveur de la tenue de ce référendum, suscitant ainsi l’ire des pays de la région, dont l’Irak, l’Iran et la Turquie. La Ligue des pays arabes s’est également prononcée en défaveur de ce référendum. Israël, pays en conflit avec la plupart des pays arabes depuis sa création en 1948, soutient quant à lui cette initiative.   

Malgré les appels à renoncer, le dirigeant du Kurdistan autonome irakien Massoud Barzani a fait savoir vendredi que le référendum était aurait bel et bien lieu à la date prévue, c’est-à-dire le 25 septembre.

Dossier:
Polémique autour du référendum kurde (2017) (48)

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Tags:
mise en garde, indépendance, référendum, Nouri al-Maliki, Kurdistan irakien, Turquie, Iran, Irak
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