Des exercices militaires entamés par la Turquie à sa frontière avec l'Irak

© REUTERS / Revolutionary Forces of Syria Media Office/HandoutArmée turque
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A la veille du référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, la Turquie a organisé des manœuvres militaires à sa frontière avec l'Irak, selon une chaîne télévisée locale.

L'armée turque mène des exercices à sa frontière avec le Kurdistan irakien, qui organise le 25 septembre un référendum sur son indépendance, considéré comme une menace à la sécurité nationale par Ankara, annonce la chaîne télévisée Habertürk.

Selon la chaîne, les exercices se déroulent dans la région de Silopi-Haber de la province de Sirnak. Le ministère turc de la Défense a déclaré que les exercices visaient à entraîner les troupes à mener une lutte antiterroriste.

Auparavant, il a été annoncé que le Président turc Recep Taiyyp Erdogan devrait rencontrer mardi son homologue français Emmanuel Macron en marge de l'Assemblée générale de l'Onu à New York pour mettre au point une initiative conjointe visant à réagir aux perspectives du référendum.

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Le chef de l'État turc compte proposer à Paris de s'unir pour appeler Erbil (capitale du Kurdistan irakien) à renoncer au vote prévu le 25 septembre. En cas de succès, Ankara et Paris se poseraient en médiateurs entre Bagdad et les Kurdes afin d'assurer le respect des droits constitutionnels de ces derniers, régler les problèmes des régions contestées et rédiger une feuille de route qui constituera la deuxième étape du plan turc.

Au cas où Erbil maintiendrait tout de même le référendum, la Turquie propose à Paris d'introduire un paquet de sanctions contre le Kurdistan irakien, soit la troisième étape du projet. Dans ce cas, estime Ankara, les mesures adoptées par la Turquie et la France à l'encontre d'Erbil doivent être similaires, voire identiques.

Le Parlement du Kurdistan irakien, qui ne s'était pas réuni depuis deux ans, s'est prononcé la semaine dernière à une très large majorité en faveur de la tenue de la consultation, que le gouvernement juge inconstitutionnelle. L'Iran et la Turquie, qui craignent qu'elle n'alimente les velléités séparatistes de leurs propres minorités kurdes, y sont également très hostiles.

Malgré les appels à renoncer, le dirigeant du Kurdistan autonome irakien Massoud Barzani a fait savoir vendredi dernier que le référendum était aurait bel et bien lieu à la date prévue.

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