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Les attaques de Washington contre l’agence Sputnik et la chaîne de télévision RT, accusées d’avoir influé sur les résultats de la présidentielle de 2016 aux États-Unis, témoignent de la ténacité de la paranoïa de l’époque du maccartisme, a déclaré à Sputnik le politologue argentin Atilio Boron.

Trois membres du Congrès américain, Michael Doyle, Frank Pallone et Anna Eshoo, ont réclamé une enquête sur une ingérence présumée de la radio Sputnik et de la chaîne de télévision RT dans l'élection de Donald Trump en novembre 2016. Seulement, cette radio n'a commencé à émettre sur la fréquence 105.5 FM depuis Washington qu'en juillet 2017, soit déjà huit mois après la présidentielle, a rappelé à Sputnik Atilio Boron, de l'Université Harvard.

«De telles attaques n'étonnent d'ailleurs personne, mais prouvent tout simplement que la paranoïa envers Moscou, typique de l'époque du maccartisme, est toujours présente dans la politique de Washington», a constaté l'interlocuteur de l'agence.

Et de rappeler que la demande d'enquête des parlementaires américains reposait sur des allégations invoquées dans un article en date du 13 septembre du New York Times, «l'un des plus grands menteurs au monde».

«Je ne pense pas qu'un Américain moyen soit aussi bête pour croire à une absurdité pareille sur l'ingérence des médias russes dans les élections. Accusant les médias russes, les États-Unis sous-estiment scandaleusement leur propre peuple», a conclu M.Boron.

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Tags:
The New York Times, maccartisme, paranoïa, médias, chaîne de télévision russe RT, Sputnik, Atilio Boron, Donald Trump, États-Unis, Russie
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