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Au cas où le Canada adopterait de nouvelles sanctions envers Moscou, la Russie ne laissera pas ce geste sans riposte, met en garde l’Ambassade russe au Canada.

L'adoption par le Parlement canadien d'une loi analogue à l'acte états-unien Magnitski entraînerait une réponse de la part de la Russie, a mis en garde l'Ambassade de la Russie au Canada dans un communiqué auquel Sputnik a eu accès.

«La récente décision du Parlement canadien, qui s'abrite derrière la défense des droit de l'homme et les mesures anticorruptions, est un acte regrettable qui crée de la confrontation et qui relève de l'ingérence directe dans les affaire intérieures de la Russie», indique le document.

Selon plusieurs médias, le Parlement canadien a reporté lundi l'adoption de sa version de la loi Magnitski. La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland, une Canadienne de descendance ukrainienne réputée pour sa position antirusse dure face à la réunification de la Crimée avec la Russie et au conflit dans le Donbass, a promis au cours de la campagne électorale de 2015 que son Parti libéral ferait tout son possible pour obtenir l'adoption d' une version canadienne de l'acte Magnitski.

La loi Magnitski, instaurant des sanctions économiques et des interdictions de visas pour les fonctionnaires russes soupçonnés d'être impliqués dans la mort de Sergueï Magnitski, a été adoptée par le Congrès américain et le Président Obama en novembre-décembre 2012.

Sergueï Magnitski était avocat au sein d'un cabinet juridique américain qui fournissait des conseils au fonds d'investissement britannique Hermitage Capital. Cette société et son patron William Browder se sont retrouvés, dès 2005, dans le collimateur de la justice russe.

Arrêté en 2008 pour fraude fiscale, Sergueï Magnitski est décédé en détention provisoire dans une prison de Moscou en novembre 2009. Sa mort a eu un fort retentissement en Russie et dans le reste du monde.

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Tags:
sanctions, Sergueï Magnitski, Russie, Canada
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