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    Violence policière en Catalogne

    À qui profite le déferlement de violence en Espagne?

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    La Catalogne après le référendum d’autodétermination (61)
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    Alors que les images des actes de violence commis par ses forces le 1er octobre ont fait le tour du monde, l’Espagne apparaît sur la scène internationale comme un État répressif. C’est un pas en avant pour la Catalogne et un pas en arrière pour Madrid, a déclaré à Sputnik Adrián Zelaia, qui dirige le centre basque Ekai Center.

    Le jour du scrutin sur l'autodétermination de la Catalogne a laissé l'impression d'une telle cruauté de la part de la police que les résultats du référendum lui-même ont été d'une certaine façon éclipsés. Les observateurs se demandent quelle sera désormais la position d'autres mouvements espagnols pour l'indépendance.

    «Les actions des forces de sécurité ont permis de qualifier de tout bonnement catastrophique la politique pratiquée par le gouvernement espagnol. Elles ont créé l'image internationale d'un pays répressif où la Police nationale et la Garde civile empêchent les gens de voter», a estimé Adrián Zelaia dans un entretien accordé à Sputnik.

    Et d'ajouter qu'il s'agissait d'un moment crucial dans l'histoire de l'Espagne et des Catalans.

    «C'est un pas en avant pour la Catalogne et un pas en arrière pour le gouvernement espagnol. […] Les événements en Catalogne suscitent de très fortes émotions au Pays Basque. La violence éveille la conscience politique au sein d'autres ethnies en Espagne, notamment des Basques. Les hommes politiques de cette région scrutent l'évolution de la situation afin de comprendre comment agir à l'avenir», a expliqué M.Zelaia.

    Selon un autre interlocuteur de Sputnik, le journaliste Álvaro Hilario, spécialiste de la question basque, ce qui s'est produit le 1er octobre est un triomphe pour la Catalogne et les forces progressistes de tout le pays.

    «La société a fait preuve d'organisation, d'indépendance et de capacité de s'opposer pacifiquement à toutes les provocations», a-t-il souligné.

    Et de rappeler que Madrid essayait de faire semblant que rien ne s'était passé.

    «Mariano Rajoy a tourné en dérision tout le processus, en négligeant le fait que presque trois millions de personnes ont participé au référendum. Le gouvernement à Madrid et le Partido Popular nient qu'environ 800 personnes ont été blessées. Mais nous tous avons été témoins des violences policières», s'est indigné le journaliste.

    Le référendum sur l'autodétermination de la Catalogne s'est déroulé dimanche 1er octobre malgré l'opposition de Madrid.

    Dossier:
    La Catalogne après le référendum d’autodétermination (61)

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    référendum d'autodétermination en Catalogne (2017), autodétermination, violences policières, police, référendum, Sputnik, Mariano Rajoy, Álvaro Hilario, Adrián Zelaia, Pays basque, Catalogne, Espagne
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