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Donald Trump, qui a imposé de nouvelles sanctions contre Caracas en août et a menacé d’utiliser la force contre le Venezuela et Cuba, constitue une catastrophe pour l’Amérique latine, d’après l’ex-Présidente brésilienne Dilma Rousseff. Pour elle, les sanctions et l’intervention militaire contre des pays de la région ne sont pas acceptables.

Le Président américain Donald Trump est une plaie pour l'Amérique latine, a déclaré samedi Dilma Rousseff, ex-Présidente du Brésil à la chaîne de télévision russe Rossiya 1.

«Je pense que, du point de vue de l'Amérique latine, Trump est une catastrophe. Ainsi, l'autre jour, nous avons vu avec quel plaisir il parlait de la résolution du problème vénézuélien avec des forces militaires ou avec une intervention. Cela a été un de grands pas en arrière. Je voudrais mettre l'accent sur le fait que le Brésil, le Venezuela, l'Argentine et l'Uruguay, tous les pays du continent, vivent en paix depuis plus de 140 ans. Il est impossible que la situation se détériore et que les problèmes vénézuéliens soient réglés par une intervention militaire», a déclaré l'ex-Présidente.

«Tout le monde sait à quelles graves conséquences l'utilisation de la force militaire en Irak et en Afghanistan par les États-Unis a mené. C'est pourquoi je trouve la politique de Donald Trump en Amérique latine absurde. Sans parler de ce qu'il propose à l'égard de Cuba. C'est un pas en arrière», a indiqué Mme Rousseff.

En août, Washington a imposé de nouvelles sanctions contre le Venezuela sur fond de protestations dans ce pays. Donald Trump avait alors exprimé l'espoir que l'Union européenne suivrait les États-Unis et prendrait des sanctions. Le Président américain a aussi prévenu que les États-Unis étudiaient plusieurs options, y compris militaires, pour mettre fin à cette crise.

Auparavant, M.Trump avait signé une nouvelle stratégie sur Cuba. Il avait déclaré qu'il annulait la politique de normalisation des relations avec la Havane héritée de Barack Obama. Le Président américain avait assuré que Washington n'annulerait pas les sanctions anticubaines tant que la Havane n'aurait pas libéré ses prisonniers politiques et organisé des élections libres sous contrôle international.

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Tags:
pays, président, intervention, politique, sanctions, Union européenne (UE), Donald Trump, Dilma Rousseff, Barack Obama, Uruguay, La Havane, Cuba, Amérique latine, Venezuela, Afghanistan, Washington, Argentine, Brésil, Irak, États-Unis
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