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    Corée du Nord: Washington n'évoque-t-il l'option militaire que pour épater la galerie?

    © AP Photo/ Ahn Young-joon
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    Washington ne réserve pas ses menaces d'intervention militaire en Corée du Nord uniquement aux prises de parole publique de ses représentants. Dans les entretiens de travail qu'ils ont avec leurs homologues russes, les Américains confirment n'écarter aucune option contre Pyongyang. Moscou appelle Washington à changer d'urgence de rhétorique.

    Dans leurs contacts de travail avec la Russie, les États-Unis n'excluent aucune option pour régler le problème qui s'est noué autour de la péninsule de Corée. Pour sa part, Moscou exhorte Washington à changer d'urgence de ton à l'encontre de Pyongyang, a annoncé dans un commentaire à Sputnik Gueorgui Borissenko, directeur du département Amérique du Nord au sein du ministère russe des Affaires étrangères.

    «Au cours des conversations de travail, tout comme dans leur rhétorique publique, les Américains n'excluent rien et disent que toutes les options sont envisagées», a-t-il expliqué.

    «Mais de notre côté, nous ne cessons de souligner qu'il s'agit d'un jeu extrêmement dangereux et qu'il est indispensable de faire retomber la pression sans délais et ce, car même les accusations verbales provoquent l'escalade de la situation, sans parler des actions concrètes lorsque des armadas militaires sont dépêchées vers les côtes de la Corée du Nord», a ajouté M.Borissenko.

    Les tensions autour des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord ne cessent de s'aggraver ces derniers mois, alors que Pyongyang multiplie les tirs de missiles et procédé à l'essai d'une bombe à hydrogène (bombe H). Le Président américain Donald Trump a menacé mi-septembre de «détruire totalement» la Corée du Nord en cas d'attaque initiale de Pyongyang.

    Dans ce contexte, les États-Unis concentrent leurs forces à proximité immédiate de la Corée du Nord. Ainsi, le sous-marin nucléaire de classe Los

    Angeles, avec à son bord 12 Tomahawks et un équipage d'environ 150 personnes, est arrivé samedi dernier dans le port de Jinhae, dans la région sud-est de la Corée du Sud, d'après l'agence Yonhap.

    En outre, selon le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo, le sous-marin nucléaire américain Michigan (SSGN-727) entrerait dans le port de Busan, en Corée du Sud, d'ici à la fin de la semaine.

    Par ailleurs, un groupe d'attaque composé de navires de guerre américains conduit par le porte-avions USS Ronald Reagan sera envoyé dans la péninsule coréenne la semaine prochaine, comme mesure préventive en cas de nouveaux essais de missiles balistiques en Corée du Nord.

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    Tags:
    apaisement, menaces, tensions, ministère russe des Affaires étrangères, Gueorgui Borissenko, Donald Trump, Corée du Nord, États-Unis, Russie
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