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L’ancien coprésident du Parti de l'union démocratique (PYD) Salih Muslim a commenté pour Sputnik les relations des Kurdes syriens avec la Russie, d’une part, et les États-Unis, de l’autre.

Tant la Russie que les États-Unis ont leurs intérêts en Syrie, alors que les intérêts de Moscou sont plus évidents que ceux de Washington, a déclaré à Sputnik Salih Muslim.

«Nous entretenons des relations avec la Russie, et il y a notre représentation à Moscou. En Syrie, les intérêts russes sont clairs à la différence de ceux des États-Unis […] qui manquent de précision. La raison de la présence russe en Syrie et au Proche-Orient est, somme toute, évidente», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Et de rappeler que la Russie était venue en aide à la direction légitime de la Syrie en la personne de son Président Bachar el-Assad dans la lutte contre les terroristes.

«La présence de la Russie en Syrie a contribué à changer le rapport de forces», a reconnu M.Muslim.

Selon ce dernier, les relations entre la Russie et les Kurdes syriens reposent sur un respect réciproque.

«Nous souhaitons que nos relations avec la Russie soient encore plus étroites, estimant que Moscou peut exercer une sérieuse influence sur Damas à la recherche d'une solution démocratique de la crise», a expliqué M.Muslim.

Il a insisté sur l'importance du fait que Moscou avait déclaré haut et fort qu'il serait impossible de régler le problème syrien à Genève sans la participation des Kurdes.

«Quoi qu'il en soit, cela doit se traduite en pratique. Le fait que la partie kurde n'ait pas été engagée dans les négociations a entravé le processus de règlement syrien. Qui plus est, les Kurdes du nord de la Syrie n'étaient pas seuls à être exclus du processus. Les Arabes en ont été également écartés», a constaté l'ancien coprésident du PYD.

Moscou devrait faire preuve de plus de persévérance, exigeant que des représentants kurdes soient inclus dans le processus de négociations à Genève et à Astana, a estimé pour sa part une autre interlocutrice de Sputnik Ilham Ahmed, coprésidente du Conseil démocratique syrien qui regroupe une vingtaine de partis politiques, d'associations féminines et de jeunesses.

«La Russie comprend que la résolution du problème syrien est impossible sans les Kurdes qui représentent une sérieuse force en Syrie. […] Moscou doit contribuer à ce que les Kurdes fassent partie des négociations», a conclu la militante.

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relations, Kurdes, négociations, règlement, crise, conflit syrien, Sputnik, Conseil démocratique syrien, Parti de l'Union démocratique (PYD) kurde syrien, Ilham Ahmed, Salih Muslim, Proche-Orient, Astana, Genève, États-Unis, Russie, Syrie
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