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Sur fond de déploiement de matériels militaires turcs dans le gouvernorat syrien d'Idlib où une «zone de désescalade» doit voir le jour, Damas a exigé le retrait immédiat et sans condition des forces turques de son territoire, présence qu'il qualifie d'agression.

La Syrie condamne l'incursion turque dans le gouvernorat d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, et exige le retrait immédiat et sans préalable des forces armées turques de son sol, a déclaré une source au sein du ministère des Affaires étrangères du pays, cité par l'agence SANA.

La source a en outre ajouté que cette «agression turque n'a aucun rapport avec les ententes parachevées par les pays garants lors du processus d'Astana, et constitue une violation de ces accords». Et de souligner qu'Ankara devait honorer les ententes conclues.

«La République arabe syrienne exige le retrait immédiat et sans condition des troupes de son territoire et souligne que cette incursion est une agression flagrante qui ne peut être justifiée», est-il indiqué.

Plus tôt, il a été annoncé que les troupes turques avaient entamé l'installation de postes d'observation dans le gouvernorat d'Idlib et ce afin d'établir l'une des quatre «zones de désescalade».

Les délégations russe, turque et iranienne se sont mises d'accord début mai à Astana, au Kazakhstan, pour créer quatre zones de désescalade sur le territoire syrien. À l'heure actuelle, trois zones de désescalade existent en Syrie: une au nord de la ville de Homs, la deuxième à la Ghouta orientale (près de Damas) et la troisième à la frontière entre la Syrie et la Jordanie. La quatrième zone doit voir le jour dans le nord d'Idlib.

Les relations entre la Turquie et la Syrie se sont dégradées en 2011, après le soutien accordé par Ankara à l'opposition. Entre août 2016 et mars 2017, la Turquie a mené dans le nord de la Syrie l'opération Bouclier de l'Euphrate et ce sans l'aval des autorités syriennes. Damas avait alors considéré cette offensive comme une violation de sa souveraineté.

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Tags:
zone de désescalade, retrait, militaires, agression, Idlib, Turquie, Syrie
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