International
URL courte
10623
S'abonner

La menace des USA de se retirer de l’accord nucléaire avec l’Iran a démontré qu'on ne pouvait pas faire confiance à Washington car il ne respectait pas les accords internationaux, a indiqué à SANA une source officielle au ministère syrien des Affaires étrangères.

La partie syrienne condamne la ligne politique américaine à l'encontre de l'Iran et exprime sa solidarité avec les positions prises par Téhéran en la matière, a dit à l'agence de presse syrienne SANA une source officielle au sein du ministère syrien des Affaires étrangères.

L'interlocuteur de l'agence a notamment précisé que l'attitude des autorités US démontrait clairement leur irrespect des chartes et leur désengagement des traités et des conventions internationaux, selon le média.

«La source a affirmé que la Syrie condamne les politiques agressives qu'adopte l'Administration américaine contre les intérêts des peuples et qui sont susceptibles d'accroître la tension dans la région et le monde, exprimant sa solidarité avec les positions de l'Iran et les droits de son peuple à développer les capacités technologiques, scientifiques et de développement», lit-on dans l'article.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que son pays pourrait envisager de se retirer du Plan d'action conjoint si les États-Unis essaient de rétablir les sanctions anti-iraniennes dont l'adoucissement était prévu par cet accord.

Donald Trump a menacé vendredi de mettre fin «à tout moment» à l'accord international qui vise à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, provoquant l'inquiétude des autres pays signataires et ouvrant une période de grande incertitude. Le Président américain a annoncé vendredi la «non-certification» des engagements de l'Iran dans le cadre de l'accord sur son programme nucléaire et a dit envisager d'appeler la communauté internationale à s'unir pour faire pression sur le Corps des gardes de la révolution islamique. Cependant, le Président américain a assuré que son pays ne s'en retirerait pas pour l'instant.

Parallèlement, il a incité le Congrès à durcir les conditions de l'accord. Une proposition de loi est déjà en cours d'élaboration: elle autoriserait le retour des sanctions si l'Iran se retrouvait à moins d'un an de produire une arme nucléaire.

Le Plan d'action conjoint est un accord signé à Vienne, en Autriche, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les pays du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies: la Russie, les États-Unis, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne), ainsi que l'Union européenne et la République islamique d'Iran.

Lire aussi:

«J’ai déjà fait barrage, cette fois c’est fini»: la Une de Libération sur le RN indigne la majorité
La DCA syrienne repousse une attaque de missiles au-dessus de Damas, selon Sana
Une fête d’anniversaire se transforme en rixe «d’une rare violence» à Marseille
«Ils ont été lynchés»: deux policiers agressés lors d’une intervention près d’Agen
Tags:
accord, nucléaire, SANA, Iran, Syrie, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook