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La cheffe de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, a clarifié la position de la Commission européenne sur les turbines du constructeur de machines allemand Siemens qui auraient été livrées en Crimée malgré les sanctions européennes et américaines.

À la demande de deux députés de la Commission européenne, Federica Mogherini a évoqué le scandale autour des turbines produites par le constructeur de machines allemand Siemens qui auraient été livrées en Crimée malgré les sanctions imposées par l'EU et les États-Unis.

Selon la vice-présidente de la Commission, cette dernière ne participe pas à l'enquête et ne peut pas adopter de position.

«Dans le cadre des livraisons de turbines en Crimée, la Commission contacte les autorités nationales compétentes après l'apparition d'informations concordantes. Toutefois, pour autant que la Commission n'est pas une autorité compétente pour mettre en œuvre des mesures restrictives, elle ne participe pas à l'enquête sur un cas spécifique de livraison de turbines en Crimée. Pour cette raison, la Commission ne peut pas actuellement fournir d'informations factuelles, ni prendre position sur la question de savoir si les sanctions sont violées», a-t-elle écrit dans une lettre.

Le «scandale des turbines» a éclaté le 5 juillet lorsque Reuters a annoncé, se référant à trois sources proches du dossier, que la Russie avait livré en Crimée des turbines à gaz fabriquées par Siemens, malgré les sanctions de l'Union européenne.

Le 10 juillet, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que les turbines livrées aux centrales électriques de Crimée étaient de fabrication russe et l'a réaffirmé une nouvelle fois le 13 juillet.

Ensuite, l'on a appris que la diplomatie allemande préparait une réponse européenne face à ce «scandale des turbines». Le 26 juillet, les représentants permanents des pays membres de l'UE ont approuvé l'élargissement de la liste des sanctions individuelles à l'encontre de la Russie. D'après les médias, les sanctions en question concerneraient des employés du ministère russe de l'Énergie et les entreprises qui ont transporté les turbines.

Siemens a de son côté demandé à Moscou de renvoyer les turbines en question sous le prétexte qu'elle les avait produites. 

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Tags:
scandale, Siemens AG, Commission européenne, Federica Mogherini, Russie
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