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    Ne laissez pas la Main du Kremlin vous détourner de la vérité vers des fakes!

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    La Main du Kremlin
    201397516

    La version électronique du grand quotidien autrichien Kurier a récemment publié un article sur l’agence russe Sputnik qui ne fait, selon lui, que publier de fausses nouvelles, se livrant à la propagande du matin au soir. En «grand connaisseur», l’auteur a même placé à Saint-Pétersbourg le siège de Sputnik, qui se trouve en réalité à Moscou.

    On doit l'article évoqué sur les médias et la propagande en Europe de l'Est à la plume de Konrad Kramar, journaliste qui est présenté sur le site de Kurier comme celui qui a traversé les États-Unis de long en large et qui y a même «laissé son cœur».

    Son article sur de fausses nouvelles est pratiquement fait de fausses nouvelles. Ainsi, M.Kramar a «téléporté» la rédaction de Rossiya Segodnya, dont Sputnik fait partie, de Moscou, où elle se situe en réalité, à Saint-Pétersbourg. Il a même écrit le nom de la rédaction avec des fautes d'orthographe.

    De toute évidence, le journaliste n'a récemment pas nettoyé ses lunettes «transatlantiques» à travers lesquelles il a l'habitude de scruter le vieil ennemi auquel il est tant habitué. Selon lui, c'est sur la Neva que la propagande haineuse est fabriquée. Pourtant, M.Kramar aurait pu se renseigner pour apprendre qu'à part son siège de Moscou, Sputnik a des rédactions dans plus d'une trentaine de pays.

    Bien qu'il ne s'agisse que d'un article plutôt médiocre qui n'avance que des accusations gratuites de soutien à l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), de propagande ou de fausses nouvelles, Sputnik doit se justifier cette fois encore.

    Mais quelles ne seraient pas les réactions indignées si Sputnik qualifiait Reuters de producteur de fausses nouvelles ou Deutsche Welle de source de propagande? Il est pourtant évident que Sputnik réalise le même travail que ces deux médias.

    L'article dans Kurier évoque aussi East StratCom Task Force, structure créée il y a deux ans par la Commission européenne pour traquer les informations qualifiées de douteuses sur Internet et plus précisément pour contrer la «propagande et la désinformation» émises par le Kremlin.

    Chaque jour, une équipe de 14 personnes passe au crible les médias «pro-russes» en Europe. Les fausses nouvelles découvertes sont ensuite rassemblées dans le bulletin hebdomadaire de ce service, mais elles proviennent en règle générale de sites douteux et tout à fait marginaux.

    Depuis plusieurs mois, Sputnik, et notamment Sputnik Deutschland, s'attend à ce que Task Force le cloue au pilori dans son rapport, mais en vain! Task Force et le journaliste de Kurier voudraient sans doute mettre dans le même sac les agences d'information russes et les producteurs de fausses nouvelles pour accuser tout ce qui est pro-russe de tous les maux de Terre.

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    Tags:
    faux, désinformation, propagande, médias, East StratCom Task Force, Kurier, Alternative pour l'Allemagne (AfD, parti populiste allemand), Reuters, Deutsche Welle, Commission européenne, Rossiya Segodnya, Sputnik, Konrad Kramar, Saint-Pétersbourg, Moscou, Autriche, Allemagne, États-Unis
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