International
URL courte
7230
S'abonner

Au fur et à mesure qu’elle perd du terrain au Proche-Orient, en Syrie et en Irak, l’organisation terroriste Daech fait de plus en plus d’adeptes en Asie du Sud-Est, qui est chaque jour davantage en proie à l’islamisme et à sa ¬dérive violente qu’est le djihadisme. Sputnik s’est intéressé au problème et a interrogé plusieurs experts.

L'Asie du Sud-Est est confrontée à la menace du retour des centaines de militants indonésiens et philippins partis grossir les rangs de Daech en Irak et en Syrie. La menace est sérieuse, car les djihadistes peuvent s'appuyer sur des réseaux islamistes implantés depuis longtemps dans la région, comme notamment aux Philippines sur la faction d'Abou Sayyaf.

Tout porte à croire que Daech, délogé de plus en plus du Proche-Orient, pourrait se replier en Asie du Sud-Est et ce, d'autant plus qu'il y a dans cette partie du monde toute une série de facteurs qui y contribuent, a estimé la politologue russe Larissa Efimova dans un entretien accordé à Sputnik.

«Les principaux États musulmans en Asie du Sud-Est sont des pays insulaires. En Indonésie, par exemple, sur les quelque 17.500 îles, seules 6.000 sont habitées. Les autres sont un très bon endroit pour le déploiement de terroristes. Il y a là une multitude de petites baies, de golfes et de détroits où il est facile de se cacher à bord de petits bateaux. Ces îles abondent par ailleurs en poissons et autres animaux. Elles sont vertes toute l'année, et les terroristes peuvent s'y dissimuler très facilement», a expliqué l'interlocutrice de l'agence.

Elle a toutefois rappelé que la reconquête de la ville de Marawi contrôlée par des djihadistes liés à Daech pendant cinq mois qui avait coûté à l'armée philippine de nombreuses pertes avait donné une bonne leçon aux pays d'Asie du Sud-Est qui devenaient plus vigilants face à toute manifestation de l'extrémisme musulman.

Un autre interlocuteur de Sputnik, Vu Quang Hien, spécialiste des pays d'Asie-Pacifique à l'Université d'Hanoï, a indiqué que les dirigeants des pays d'Asie du Sud-Est étaient extrêmement préoccupés par l'influence politique croissante de Daech dans leur région où habitaient 15% de tous les adeptes de l'islam dans le monde.

«Il est facile de deviner quelles pourraient y être les conséquences du succès des idées islamistes», a indiqué l'expert, tout en prévenant qu'il serait par ailleurs faux d'estimer que seuls les pays où la population est de préférence musulmane soient menacés.

Et de retenir tout particulièrement la faction terroriste d'Abou Sayyaf qui opérait dans le sud des Philippines et serait une «filiale» d'Al-Qaïda afghane, mais qui avait prêté allégeance à Daech venant de Syrie et d'Irak.

Lire aussi:

«Je vais te venger»: la promesse de la femme du chauffeur tabassé jusqu’à la mort cérébrale à Bayonne
«Lâches», «sans-c***lles»: Brigitte Bardot s’en prend au gouvernement et se dit «écœurée» par l’état de la France
Le directeur du FBI désigne le pays qui représente «la plus importante menace» pour les USA
À la conquête de Sainte-Sophie: le bras d’honneur d’Erdogan à l’histoire européenne
Tags:
ville, islam, terrorisme, djihadisme, Abou Sayyaf, Al-Qaïda, Sputnik, Etat islamique, Larissa Efimova, Vu Quang Hien, Marawi, Hanoï, Asie du Sud-Est, Asie-Pacifique, Proche-Orient, Syrie, Irak, Philippines
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook