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    Le Japon ourdit un nouveau jeu contre la Chine. A-t-il des chances de réussir?

    © Sputnik . Natalia Seliverstova
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    Face à la puissance croissante de la Chine, le Japon entend inviter les États-Unis, l’Inde et l’Australie à un dialogue stratégique, mais les experts interviewés par Sputnik excluent toute possibilité de transformation d’un tel dialogue en une «alliance des quatre».

    Ce projet a été rendu public par le chef de la diplomatie nippone Taro Kono qui l'a motivé par un regain d'activité de la Chine dans la région et ailleurs, y compris dans le cadre de son initiative la Ceinture et la Route.

    «Il se peut que l'idée d'un dialogue stratégique des "quatre" au sommet soit une tentative de réanimer "l'initiative des quatre" aux niveaux politique et économique», a estimé dans un entretien accordé à Sputnik Alexeï Fenenko, de l'Université Lomonossov de Moscou.

    Et de rappeler que «l'initiative des quatre» avait été avancée par Shinzo Abe en tant qu'alternative à l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

    «Il s'agissait en fait d'une sorte d'"anti-OCS"», a résumé l'interlocuteur de l'agence.

    Quoi qu'il en soit, le politologue russe Boris Volkhonski a exclu l'implication de l'Inde et de l'Australie dans une confrontation ouverte avec la Chine.

    «Dans sa politique extérieure, l'Inde a pour principe majeur de n'adhérer à aucune alliance. Qui plus est, malgré tous ses différends avec la Chine, elle travaille avec Pékin dans le cadre de plusieurs projets régionaux et mondiaux. […] Par ailleurs, au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, ces deux pays votent le plus souvent de façon solidaire», a-t-il expliqué.

    M.Volkhonski a ajouté que même l'Australie, alliée fidèle de longue date des États-Unis, entretenait de solides rapports économiques avec la Chine et n'interviendrait certes pas contre ce pays.

    Un autre interlocuteur de Sputnik, Wang Zhimin, directeur du Centre d'étude de la mondialisation et de la modernisation de la Chine, a également estimé que le dialogue stratégique proposé par Tokyo ne pourrait pas se transformer en alliance ni d'autant plus devenir une alternative à la nouvelle route de la soie.

    «Parmi ces quatre pays, le Japon et les États-Unis sont des alliés, les États-Unis et l'Australie sont des alliés, mais l'Inde ne l'est pas par rapport à aucun de ces pays. Elle ne rejoint aucun bloc malgré les tentatives incessantes de Washington et de Tokyo de l'y entraîner», a expliqué l'analyste.

    Somme toute, ces experts sont unanimes à estimer que si même un dialogue stratégique suggéré par Tokyo a lieu il ne pourra pas se transformer en alliance capable de désorganiser l'OCS et les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

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    Tags:
    alternative, rapport, confrontation, alliance, dialogue, BRICS, Organisation de coopération de Shanghai (OCS), Université d'Etat Lomonossov de Moscou (MGU), Conseil de sécurité de l'Onu, ONU, Wang Zhimin, Boris Volkhonski, Alexeï Fenenko, Shinzo Abe, Taro Kono, Inde, Australie, Washington, États-Unis, Pékin, Tokyo, Chine, Japon
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