International
URL courte
10560
S'abonner

La Syrie estime qu'une présence militaire sur son territoire sans l'approbation des autorités est une occupation, a déclaré ce mardi l'ambassadeur syrien auprès de l'Onu, Bachar al-Jaafari.

L'ambassadeur syrien auprès de l'Onu, Bachar al-Jaafari, s'est vivement élevé contre la présence de forces étrangères dans le pays sans l'accord de ce dernier.

«La Syrie considère toute présence d'une force militaire sur son territoire sans son aval comme uniquement une agression et une occupation. Nous réagirons en conséquence», a-t-il souligné.

Bachar al-Jaafari a notamment évoqué les actions des forces américaines dans le pays.

«Notre ministère des Affaires étrangères a rédigé une note officielle qu'il a envoyé à New York [à l'Onu, ndlr]. Nous estimons que la présence américaine sur notre territoire et les actions hostiles de ce que l'on appelle la coalition internationale dirigée par les États-Unis est également une agression contre notre souveraineté», a-t-il noté.

En outre, la Syrie interprète comme une agression et une occupation la présence turque à Idlib, a-t-il poursuivi, rappelant que Damas avait soulevé la question lors de rencontres avec des représentants de la Russie et de l'Iran. Bachar al-Jaafari s'est dit étonné que la Turquie ait introduit en Syrie du matériel lourd en dépit des ententes conclues dans le cadre d'Astana-6.

Six rounds de négociations sur le règlement de la situation en Syrie se sont tenus à Astana: 23-24 janvier, 15-16 février, 14-15 mars, 3-4 mai, 4-5 juillet et 14-15 septembre. À l'issue du dernier volet, la Russie, l'Iran et la Turquie ont adopté un communiqué commun déclarant leur détermination à renforcer le régime de cessation des hostilités, à contribuer à l'établissement de la confiance entre les parties en conflit et à préciser la composition des forces de contrôle dans la zone de désescalade d'Idlib.

Lire aussi:

Les États-Unis prêts à défendre le Japon avec l’arme nucléaire
Les Tatars de Crimée proposent à Erdogan de se rencontrer sur leur sol
Biden face aux accords de «paix» de Trump pour Israël: «On voit aujourd’hui les limites de l’exercice»
Couvre-feu: tolérance pour les musulmans dans plusieurs départements à cause du ramadan
Tags:
cessation des hostilités, zone de désescalade, présence militaire, coalition anti-Daech, ONU, Bachar al-Jaafari, Idlib, Astana, Turquie, Iran, Syrie, New York, États-Unis, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook