International
URL courte
3115
S'abonner

Une expertise toxicologique a démontré qu'un ex-infirmier avait drogué jusqu'à la mort plus d'une centaine de patients, et pour se faire sa propre expérience. Après une injection mortelle, l'homme comptait réanimer ses patients et devenir leur sauveur aux yeux de ses collèges, selon ses propres aveux.

Les forces de l'ordre en Basse-Saxe, un land du nord-ouest de l'Allemagne, soupçonnent, s'appuyant sur un examen toxicologique, que l'ancien infirmier Niels Högel a empoisonné 106 patients, soit 16 de plus que ce qu'on pensait auparavant, est-il dit dans un communiqué de presse conjoint du service de police et du parquet d'Oldenbourg.

«Au début de la semaine, les enquêteurs ont reçu les résultats de tous les tests toxicologiques. Ils ont décelé encore 16 cas suspects», précise le communiqué.

Niels Högel avait auparavant été reconnu coupable de deux homicides et en février 2015 a été condamné à la prison à vie. Le coupable lui-même a confié avoir tué quelque 90 patients des soins intensifs des hôpitaux dans les villes de Delmenhorst et d'Oldenbourg en leur injectant une dose mortelle de médicaments.

Un collègue de Högel avait aperçu pour la première fois ses actions suspectes en 2005. Dans ce cas précis, le patient avait survécu à l'injection et l'infirmier avait été condamné à 7,5 ans de détention pour tentative de meurtre. Par la suite, les autorités ont exhumé un certain nombre de corps qui se sont avérés contenir des traces du médicament en question.

L'homme a avoué qu'il réalisait une injection mortelle pour ensuite tenter de réanimer les patients et, au final, devenir un sauveur aux yeux de ses collègues.

Lire aussi:

Alexandre Benalla hospitalisé à Paris
Une explosion suivie d'un incendie dans le sud du Liban aurait fait des blessés – images
Nagui accusé d’être le responsable des mutilations de chevaux
Tags:
enquête, soins intensifs, meurtre, médicaments, expérience, hôpital, infirmier, Basse-Saxe, Allemagne
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook