International
URL courte
11129
S'abonner

La décision sur la formation de démineurs serbes aux États-Unis pourrait être revue pour que l’expérience américaine ne soit pas utilisée dans des opérations conjointes avec les spécialistes russes. Des experts de Sputnik parlent des atteintes de Washington à la liberté de prendre des décisions relatives à la coopération avec d’autres États.

Le vice-ministre russe de la Défense, Alexandre Fomine, a annoncé que les spécialistes arméniens, serbes et chinois pourraient participer aux opérations de déminage en Syrie.

Cette information a engendré des spéculations au sein des médias serbes, d'après lesquels l'accord de Belgrade aurait un impact sur la perspective de la formation de démineurs serbes aux États-Unis. La décision à cet égard pourrait être revue, car Washington n'a aucun intérêt à ce que l'expérience américaine soit utilisée dans des opérations conjointes avec les spécialistes russes.

L'ancien ambassadeur de Yougoslavie auprès de l'Onu Vladislav Jovanovic estime que si cette information se confirme, cela signifiera que les États-Unis se proposent de continuer à limiter la liberté de la Serbie dans la prise de décision sur la coopération avec d'autres pays.

«Il s'agit d'opérations humanitaires, de la nécessité de protéger les civils en Syrie contre les dangers que représentent les mines et obus non explosés. L'Amérique le comprend, mais son attitude particulière envers la coopération entre la Serbie et la Russie n'est pas liée à des raisons humanitaires, mais à des problèmes géopolitiques. Ce comportement des États-Unis dans les Balkans tient à leurs besoins géopolitiques urgents liés à la Russie. Mettre l'opération de déminage sous l'égide de l'Onu serait la meilleure solution, mais je crois que c'est impossible en raison de la pression des États-Unis, qui s'opposent à ce que quiconque se solidarise avec la Russie à ce sujet. En l'absence d'initiatives de l'Onu eu égard au déminage (en Syrie), toute activité dans cette direction doit être saluée et soutenue, et personne ne doit être soupçonné de mauvaises intentions», a déclaré le diplomate.

Notons que la Syrie est un pays ami pour la Serbie. Damas n'a pas reconnu l'indépendance du Kosovo et en 2015 a voté contre l'adhésion de l'État autoproclamé à l'Unesco. Des étudiants syriens viennent traditionnellement faire leurs études en Serbie. Le président de leur association, Lamak Kouder, a déclaré à Sputnik qu'il saluait l'initiative de la Russie car, dit-il, «c'est dans le malheur qu'on reconnaît ses amis».

«La Serbie nous a aidés dans la situation avec les réfugiés. En outre, il ne faut pas oublier son aide humanitaire, rendue possible également grâce à la Russie. L'expérience de déminage serbe pourrait nous être très utile, car la Serbie a eu ce problème après les bombardements de l'Otan», a signalé Lamak Kouder. 

Lire aussi:

Vol «d’enfer» entre le Maroc et la Belgique: les passagers hurlent et prient en pleine tempête – vidéo
Alexandra de Taddeo explique pourquoi elle avait conservé les vidéos X envoyées par Griveaux
Au Cameroun, les mangeurs de chats et de chiens n’en démordent pas…
Un incident survient entre des blindés russes et américains en Syrie – vidéo
Tags:
déminage, ONU, Vladislav Jovanovic, Serbie, Syrie, États-Unis, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook