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Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)
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Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé à examiner sérieusement les conclusions objectives des experts russes sur l’attaque chimique dans la ville syrienne de Khan Cheikhoun, survenue en avril dernier.

La diplomatie russe a exhorté l'Onu et l'OIAC à prendre en considération les conclusions de l'enquête russe sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie, en avril dernier, car elles ont «un caractère objectif».

Dans le même temps, la diplomatie russe considère comme inadmissibles les attaques du chef du Mécanisme conjoint d'enquête OIAC-Onu (JIM), Edmond Mulet, contre l'enquête russe. Moscou n'a jamais tenté d'imposer ses conclusions au JIM, a précisé samedi le ministère russe des Affaires étrangères.

«Nous avons prêté attention aux révélations du chef du JIM, M. Mulet, sur l'enquête concernant l'utilisation des armes chimiques en Syrie dans une interview avec un correspondant du New York Times, le 9 novembre. Nous pensons que leur ton et, surtout, l'essence des attaques qu'il a lancées contre la Russie sont inadmissibles pour un responsable international de ce niveau. Il est évident pour nous que, de cette manière, il essaie évidemment de sauver sa réputation très ternie», a déclaré le ministère des Affaires étrangères.    

Le ministère a été rappelé que lors de consultations tenues à l'initiative de M. Mulet le 7 septembre, à Moscou, ainsi que lors des contacts des diplomates russes avec lui à New York, «personne du côté de la partie russe n'a tenté d'imposer au Mécanisme des conclusions commodes pour la Russie».    

La diplomatie a réitéré que les conclusions des experts russes sur cette question devraient faire l'objet d'un examen sérieux.

«Elles sont vraiment objectives, car, contrairement au rapport du JIM, elles sont basées sur les lois de la physique, de la balistique et sur l'analyse technique. Ces calculs ont été distribués le 9 novembre à New York, en tant que document officiel du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale des Nations unies. Si M. Mulet n'est pas d'accord avec elles, au lieu d'insinuations dans les contacts avec la presse, il doit fournir des objections convaincantes et bien fondées», a conclu le ministère.

L'opposition syrienne a annoncé, le 4 avril, qu'une attaque aux armes chimiques avait fait 80 morts et 200 blessés à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, accusant les troupes gouvernementales syriennes d'être à l'origine de la dispersion chimique. Le commandement syrien a rejeté la responsabilité de l'incident sur les djihadistes et leurs alliés. Les autorités du pays ont rappelé qu'elles n'avaient jamais utilisé d'armes chimiques contre les civils et les terroristes et que l'arsenal chimique syrien avait été retiré du pays sous le contrôle de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).        

Les experts de la mission OIAC-Onu ont accusé Damas d'utilisation de gaz sarin dans la localité syrienne de Khan Cheikhoun en avril dernier. La Syrie a officiellement rejeté le rapport de la mission conjointe de l'OIAC et de l'Onu. Le ministère russe des Affaires étrangères a fustigé le rapport, notant qu'il présenterait une analyse plus détaillée la semaine prochaine. La mission russe auprès des Nations Unies a qualifié «d'amateur» le dernier rapport sur les attaques chimiques en Syrie.

Dossier:
Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)

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Tags:
armes chimiques, Mécanisme conjoint d'enquête Onu-OIAC (JIM) sur la Syrie, OIAC, Syrie, Russie
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