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Le maire de la ville provençale de Marignane Éric Le Dissès a expliqué à Sputnik comment lui était venue l’idée de lancer un projet de jumelage avec une ville criméenne, malgré le fait que l’Élysée ne reconnaisse pas la Crimée comme faisant partie de la Russie.

Les autorités françaises finiront par accepter la Crimée russe, a déclaré à Sputnik France Éric Le Dissès, le maire de la commune française de Marignane (Bouches-du-Rhône) qui entend se jumeler avec la ville criméenne d’Eupatoria d’ici 2018 ou 2019.

«L'acceptation de la Crimée en tant que russe par nos dirigeants est une question de temps, c'est inéluctable», a indiqué M.Le Dissès.

Selon le maire, la France devrait créer des liens d’amitié avec le peuple de Crimée et les Russes, qui ont combattu avec la France pendant la Seconde guerre mondiale, et qui montrent «une admiration, presqu’un amour, pour la France et les Français». 

M.Le Dissès a dit avoir pu juger de cet amour lui-même lors d’une rencontre avec des anciens combattants et des personnalités russes organisée dans la résidence de l’ambassadeur russe en France à l’occasion du Jour de la victoire en mai 2016. Les représentants des deux pays ont alors évoqué l'inauguration d'un lieu à l'entrée de Marignane en mémoire de l'escadron Normandie-Niemen.

«De fil en aiguille, l'idée d'un partenariat avec une ville russe m'est apparue tout naturellement. La Crimée ressemble à la Provence et j'ai opté pour une ville de celle-ci», a expliqué le maire de Marignane.

Motivant son choix, M.Le Dissès a rappelé qu’Eupatoria, un port situé au bord de la mer Noire, avait beaucoup de points en commun avec Marignane.

«Par simple logique, ville d'eaux comme Marignane, sports nautiques, plus grande que Marignane mais ce n'est pas un handicap. Et puis un maire qui souhaite vraiment un lien d'amitié avec une ville de France. Et puis dans cette ville il y a des cygnes comme à Marignane, c'est un signe du destin», a-t-il ajouté.

La ville d’Eupatoria se trouve dans la partie occidentale de la péninsule de Crimée, à 64 km de Simferopol. En 2015, elle comptait près de 107.000 habitants (contre 35.000 pour Marignane) et accueille environ un million de touristes en été.

Éric Le Dissès a décidé de financer ses voyages en Crimée avec son propre argent et non pas avec de l'argent public, un moyen de se protéger contre les critiques et les attaques potentielles.

Selon lui, le jumelage entre les villes n'est pas un processus qui se fait en un jour. 

«Rien n'empêche, dans les un ou deux ans à venir de signer un jumelage officiel […]. Comme pour tous les jumelages, je privilégie les échanges entre groupes scolaires, sportifs et culturels. Nos deux peuples doivent apprendre à se connaître, c'est la clé d'un jumelage réussi. Les voyages des hommes et femmes politiques des deux bords ne doivent pas constituer la base de nos échanges. Place au peuple!», a conclu le maire.

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Tags:
reconnaissance, villes jumelées, Éric Le Dissès, Provence, Marignane, Eupatoria, France, Russie, Crimée
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