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    Kurdistan irakien

    Y a-t-il des perspectives de poursuite de la coopération entre les Kurdes et les USA?

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    Polémique autour du référendum kurde (2017) (48)
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    Après le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien et la démission de Massoud Barzani, les Kurdes, qui ont perdu le contrôle de Kirkouk, disent qu’ils ont eu tort d’avoir placé toute leur confiance dans les Américains. Sputnik en a discuté avec des habitants de cette région et des spécialistes.

    La Russie est un État fiable à la différence des États-Unis, a déclaré à Sputnik la journaliste kurde Zeynep Sindi.

    «Le Président russe Vladimir Poutine a déclaré que les relations entre la Russie et les Kurdes étaient historiques et ne pouvaient pas par conséquent être rompues. Le Président Barzani est certain de la politique de Moscou, alors qu'il ne fait plus confiance à la politique des États-Unis qui n'est menée que dans leurs propres intérêts», a expliqué Mme Sindi.

    Un autre interlocuteur de l'agence, Ardelan Muhammed, député du Parti de l'union démocratique (PYD) au parlement irakien, a rappelé que dans sa dernière allocution adressée aux citoyens du Kurdistan, le Président Barzani avait parlé de l'évolution des relations avec les États-Unis.

    «Ils gardaient le silence quand l'armée irakienne attaquait les Peshmergas kurdes, y compris avec des armes américaines. Il est vrai que nous n'avons pas d'intérêts stratégiques communs avec la Russie, mais la position de celle-ci a été et reste amicale envers les Kurdes. […] Aussi, M.Barzani a-t-il souhaité que le gouvernement du Kurdistan irakien resserre à l'avenir ses liens avec Moscou», a indiqué le parlementaire.

    Nabil Hidir, habitant de la ville d'Erbil, a estimé lui aussi dans un entretien accordé à Spuntik que le Kurdistan devrait établir de solides relations avec la Russie.

    «Les dirigeants politiques du Kurdistan doit le faire, l'Amérique ayant montrée son attitude inamicale surtout après l'invasion de Kirkouk et d'autres territoires contestés. Il faut nouer des liens étroits avec la Russie qui joue un très grand rôle au Proche-Orient», a relevé M.Hidir.

    Somme toute, les interlocuteurs de Sputnik ont avoué qu'ils ne croyaient pas trop les États-Unis, même avant le référendum, tout en estimant que l'influence de la Russie dans la région était plus importante.

    Après la reprise par Bagdad des gisements situés dans la province de Kirkouk, le Kurdistan irakien a perdu la moitié de ses revenus pétroliers. Après la tenue du référendum d'indépendance dans le Kurdistan irakien, les militaires irakiens ont également repris le contrôle des territoires contestés près de Mossoul dans la province de Ninive, où se trouvent également des champs pétroliers.

    Dossier:
    Polémique autour du référendum kurde (2017) (48)

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    journalistes, historien, relations, indépendance, peshmergas, référendum, Kurdes, Parti de l'Union démocratique (PYD) kurde syrien, Peshmerga, Sputnik, Nabil Hidir, Ardelan Muhammed, Zeynep Sindi, Massoud Barzani, Ninive, Kirkouk, Kurdistan irakien, Erbil, Bagdad, Mossoul, Proche-Orient, Moscou, Irak, États-Unis, Russie
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