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    Yémen, ruines

    Un million d’enfants en péril au Yémen, si le blocus se poursuit

    © AP Photo / Hani Mohammed
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    Blocus au Yémen (2017) (3)
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    Les pertes humaines au Yémen seront d'à peu près un million d'enfants faute de vaccins. Ils ne peuvent pas atteindre leurs destinataires dans un contexte de blocus, ont mis en garde les Nations unies.

    Les dirigeants de trois agences de l'Onu ont prévenu jeudi, dans un communiqué conjoint, de la mort éventuelle de «milliers indicibles» de personnes si la coalition arabe ne lève pas le blocus du Yémen. Ainsi, au moins un million d'enfants sont en danger de mort si l'on ne met pas fin à la diphtérie, qui se propage vite, ou si l'on n'évite pas une nouvelle épidémie de choléra. Plus de 900.000 personnes ont été atteintes par cette dernière ces derniers six mois.

    «Si quelqu'un de nous voit, dans notre vie quotidienne, un enfant dont la vie est en péril immédiat, est-ce qu'on ne tente pas de le sauver? Au Yémen, il s'agit de centaines de milliers d'enfants, si ce n'est plus», selon le document de David Beasley, Antony Lake et Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui sont respectivement chefs du Programme alimentaire mondial, de l'Unicef et de l'Organisation mondiale de la santé.

    Sans essence, la chaîne du froid pour les vaccins, les systèmes d'approvisionnement en eau et les usines de traitement de l'eau ne pourront pas fonctionner. De même, sans produits alimentaires et sans eau, la menace de la famine s'accroît jour après jour, ont mis en exergue les auteurs du document.

    «Le coût de ce blocus est évalué en nombre de vie que nous avons perdues», ont-ils poursuivi, appelant ensemble la coalition arabe à permettre la livraison de biens vitaux au Yémen pour répondre ainsi à «la pire crise humanitaire dans le monde.»

    La semaine dernière, la coalition a bloqué les accès aériens, terrestres et navals au Yémen après l'interception d'un missile lancé en direction de la capitale saoudienne, affirmant devoir prétendument endiguer le flux d'armes provenant d'Iran vers le Yémen.

    La guerre au Yémen oppose depuis 2014 les rebelles chiites houthis, alliés aux partisans de l'ancien Président Ali Abdallah Saleh, aux forces loyales au Président Abdrabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.

    Le conflit s'est intensifié depuis l'intervention en mars 2015 d'une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite, puissance régionale sunnite, soutenant le Président Hadi. L'Arabie accuse les rebelles yéménites houthis d'être soutenus par l'Iran, son grand rival chiite.

    Dossier:
    Blocus au Yémen (2017) (3)

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    Tags:
    vaccin, pénurie de médicaments, maladie, morts, risques, enfants, épidémie, crise humanitaire, PAM (Programme alimentaire mondial), OMS, Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance), ONU, Arabie Saoudite, Yémen
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