Ecoutez Radio Sputnik
    Ratko Mladic

    Le dernier grand accusé de la guerre des Balkans condamné à la prison à perpétuité

    © REUTERS/ Peter Dejong/Pool
    International
    URL courte
    14712

    L’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie pendant la guerre de 1992-1995, Ratko Mladic, a été reconnu coupable de génocide et de nombreux crimes contre l’humanité par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, à La Haye, qui a finalement annoncé son verdict. Le général a été condamné à la réclusion à perpétuité.

    L'un des plus grands accusés de la guerre des Balkans, le général Ratko Mladic, a été condamné ce mercredi à la prison à perpétuité pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TIPY), à La Haye.

    L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, 74 ans, est le dernier accusé dans le cadre de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995) jugé par ce tribunal. Ce dernier a été créé en 1993 pour s'occuper des personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans.

    Selon le procureur Serge Brammertz, c'est «l'un des premiers dossiers qui ont en réalité justifié [sa, ndlr] création [du TPIY, ndlr]».

    Le général Mladic a été condamné pour avoir effectué le «nettoyage ethnique» d'une partie de la Bosnie. Il a été poursuivi pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre lors de la guerre de Bosnie et du massacre de Srebrenica qui a eu lieu en juillet 1995, quand 8.000 hommes et adolescents bosniaques musulmans ont été tués.

    Pourtant, l'ancien chef militaire affirme n'avoir rien à voir avec ce massacre. Selon lui, il a donné pour ordre «d'évacuer d'abord les blessés, les femmes et les enfants, puis les combattants» à Srebrenica. Il ne cesse de répéter «qu'il n'avait rien à faire avec cela» et ce qui a «pu être fait derrière son dos».

    Le général Mladic est une personnalité controversée. Accusé par les uns d'être un «boucher», il est considéré comme un héros par l'écrasante majorité des Serbes. Selon eux, il est un symbole de patriotisme et un véritable chef militaire.

    Dans le village serbe de Lazarevo, où Mladic a été arrêté, on peut voir plusieurs inscriptions, telles que «Ratko est un héros». Certains habitants de cette localité ont même proposé de la renommer Mladicevo, en l'honneur du général.

    Lire aussi:

    Vers une nouvelle montée des tensions dans les Balkans après la condamnation de Mladic?
    Fils de Ratko Mladic: «le TPIY a choisi de discriminer les victimes»
    Le Premier ministre croate dénonce «la profonde injustice morale» du tribunal de La Haye
    Tags:
    jugement, prison, Balkans, Bosnie-Herzégovine, Serbie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik