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Moscou a mis en doute l’article du journal The Washington Post selon lesquelles Les États-Unis envisageraient de maintenir leur présence militaire en Syrie après l’élimination totale du groupe terroriste Daech.

Les Etats-Unis ne compteraient pas à retirer ses troupes déployées au nord de la Syrie en vue de soutenir à l'avenir les Forces démocratiques syriennes (FDS), quitte à installer un nouveau régime au nord du pays au détriment du gouvernement légitime. Du moins, c'est ce qu'estime le Washington Post dans son nouvel article, se référant d'ailleurs à des sources proches du dossier. Toujours est-il que Moscou émet des doutes à ce sujet.

«Nous ne connaissons ni les sources ni la fiabilité des informations exposées. C'est pour cela que je préférais m'abstenir de tout commentaire à ce sujet», a déclaré le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov.

Le 11 novembre, MM. Poutine et Trump avaient publié un communiqué conjoint excluant toute «solution militaire» et appelant à une «solution pacifique» dans le cadre du processus de Genève.

Cet entretien est intervenu à la veille d'un sommet entre le Président russe et ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et iranien Hassan Rohani dans la station balnéaire de Sotchi (sud-ouest).

Au demeurant, Vladimir Poutine affirme que le règlement politique en Syrie devrait être réalisé dans le cadre du processus de Genève, le peuple syrien bénéficiant du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

«Le peuple syrien doit déterminer lui-même son avenir. Le processus de paix ne sera pas facile et exigera des compromis, y compris de la part du gouvernement syrien», a déclaré le Président russe, rencontrant ce mercredi les dirigeants turc et iranien.

La Russie, l'Iran, et la Turquie sont les parrains du processus d'Astana, la capitale kazakhe, qui a permis la mise en place de quatre «zones de désescalade» sur le territoire syrien.

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Tags:
États-Unis, articles, Washington Post, Syrie, Russie
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