Ecoutez Radio Sputnik
    Le sous-marin argentin ARA San Juan

    Ces naufrages de sous-marins pleins de mystère

    © REUTERS / Armada Argentina
    International
    URL courte
    6511

    La disparition du sous-marin argentin San Juan avec 44 personnes à bord n’est malheureusement pas le premier, et certainement pas le dernier, accident de sous-marin. L’histoire a connu, hélas, des épisodes encore plus dramatiques.

    Les années 1960 n'étaient pas bonnes pour les submersibles. Le premier grave accident s'est produit le 10 avril 1963. Sa victime est le sous-marin américain USS Thresher avec 112 membres d'équipage et 17 spécialistes civils à bord. L'accident aurait été déclenché par une voie d'eau qui aurait provoqué un court-circuit et l'arrêt automatique du réacteur nucléaire qui a privé le sous-marin de sa propulsion. Le sous-marin est alors descendu à une profondeur à laquelle sa coque ne pouvait plus supporter la pression. L'épave du bâtiment se trouve toujours à une profondeur de 2.560 m. La radioactivité qui en émane témoigne indirectement que son réacteur a été détruit.

    Ce premier accident de sous-marin nucléaire reste un record en termes de victimes dans l'histoire de l'après-guerre. 

    Toujours dans les années 1960, quatre autres accidents ont eu lieu.

    Le 25 janvier 1968, le sous-marin israélien INS Dakar, parti de Portland pour Haïfa, a disparu en Méditerranée avec 62 personnes à bord. Il a été retrouvé le 29 mai 1999 entre la Crête et Chypre à une profondeur de 3.000 m.

    Le 27 janvier de la même année 1968, le sous-marin français Minerve, avec 52 marins à bord, a coulé au large de Toulon. Les causes et le lieu exact du naufrage restent inconnus.

    La Minerve en escale à Bergen en 1962.
    La Minerve en escale à Bergen en 1962.
    Le 8 mars 1968, le sous-marin soviétique à propulsion diesel-électrique K-129, avec un équipage de 97 hommes a disparu à 750 miles de l'île d'Oahu, dans l'archipel d'Hawaï. Le 12 août 1974, son épave a été partiellement récupérée à une profondeur de l'ordre de 5. 000 m dans le cadre d'une opération secrète de la CIA appelée projet Azorian, plus connue sous le nom de projet Jennifer.

    le sous-marin disel-électrique soviétique  K-129
    le sous-marin disel-électrique soviétique K-129
    Enfin, le 22 mai 1968, c'est au tour de l'USS Scorpion américain, avec un équipage de 99 personnes, de sombrer. Le bâtiment a lui aussi mystérieusement disparu à 400 miles au sud-ouest des Açores, bien que la version officielle invoque l'explosion d'une torpille Mark-37. Son épave repose à une profondeur de 3.300 m.

    The nuclear submarine USS Scorpion is seen in the Atlantic Ocean in 1968 - The nuclear attak submarine Scorpion which was reported overdue at sea by the Pentagon May 27, 1968
    © AP Photo / u.s. Navy-HO
    The nuclear submarine USS Scorpion is seen in the Atlantic Ocean in 1968 - The nuclear attak submarine Scorpion which was reported overdue at sea by the Pentagon May 27, 1968
    Remontant vers un passé plus proche, il est impossible de ne pas rappeler un autre naufrage tragique, celui du croiseur sous-marin russe K-141 Koursk, qui a sombré le 12 août 2000 avec 118 hommes d'équipage.

    K-141 Koursk
    © AP Photo /
    K-141 Koursk
    Le bâtiment a coulé en mer de Barents à 137 km de la ville de Severomorsk, à une profondeur de 108 m, pendant des manœuvres. Selon les conclusions d'une enquête officielle, l'accident s'est produit suite à l'explosion accidentelle d'une torpille, mais des sources officieuses ont évoqué la piste d'une collision avec un sous-marin de l'Otan de classe Los Angeles qui aurait été surpris, accidenté dans un port norvégien, quelques jours après le drame.

    Le Koursk a été renfloué le 10 octobre 2001.

    Lire aussi:

    Un amiral russe évalue les chances de retrouver des débris du sous-marin San-Juan
    Massifs, silencieux, rapides… les meilleurs sous-marins du monde
    Poutine dévoile la cause principale du naufrage du sous-marin Koursk
    Tags:
    accident, naufrage, sous-marins
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik