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Après l’échec de la coalition Jamaïque, l’Allemagne se retrouve dans une situation inédite, sans majorité pour la gouverner. Le projet de grande coalition est de nouveau d’actualité, mais le Parti social-démocrate (SPD) fait le difficile, disant qu’il n’en veut pas. Son vice-président commente la situation pour Sputnik.

Le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) est opposé à l'idée d'une nouvelle grande coalition, mais ne veut pas non plus de nouvelles élections, a déclaré lundi à Sputnik le vice-président du parti Ralf Stegner après l'échec des négociations sur la formation de la «coalition Jamaïque», appelée ainsi en raison des couleurs du drapeau jamaïcain: noir pour les chrétiens-démocrates de la CDU-CSU, jaune pour le Parti libéral-démocrate (FDP) et vert pour les écologistes.

Emmanuel Macron et Angela Merkel
© REUTERS / Fabrizio Bensch

«Nous ne voulons ni entrer dans une nouvelle grande coalition, ni participer à de nouvelles élections, ça ne va pas du tout», a martelé l'interlocuteur de l'agence.

Les observateurs sont unanimes pour estimer qu'au sein d'une nouvelle grande coalition «noire-rouge», le SPD devra mener une nouvelle politique sociale qui soit plus équitable pour sauver sa face et ne pas perdre sa crédibilité auprès de ses électeurs, sinon aux prochaines élections, ses résultats seront encore plus catastrophiques.

«Si on pouvait faire un vœu, j'aurais fait tout ce qui figure dans le programme de notre parti, mais bien que Noël approche, l'option "Fais un vœu" n'existe pas. Nous allons parler à partir de la position du bon sens, et c'est finalement aux membres de notre parti de décider des démarches à entreprendre», a indiqué M. Stegner devant les journalistes, en franchissant le seuil du QG du SPD à Berlin.

La chancelière fédérale Angela Merkel avec l'appui des instances dirigeantes de la CDU tend la main au Parti social-démocrate pour une nouvelle grande coalition. Le président du SPD Martin Schulz, qui a il y a encore une semaine rejeté toute nouvelle grande coalition, se montre plus conciliant. Quoi qu'il en soit, le SPD, dernier espoir de Mme Merkel, veut placer la barre haut et espère arracher des concessions de poids à la chancelière.

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Tags:
politique, crédibilité, élections législatives, partis politiques, concessions, législatives allemandes 2017, Sputnik, Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Allemagne, Parti social-démocrate allemand (SPD), Martin Schulz, Angela Merkel, Ralf Stegner, Berlin, Allemagne
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