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Les États-Unis sont présents en Syrie et livrent toujours des armes aux milices kurdes YPG, composantes des Forces démocratiques syriennes (FDS), malgré la promesse de Donald Trump de cesser ces fournitures. Le politologue turc Özdemir Akbal a signalé à Sputnik le sérieux danger que représente l’armement des Kurdes syriens.

Personne ne garantira que les milices kurdes, armés par les Américains, n'échapperont pas un jour au contrôle des États-Unis et ne remettront pas en cause le rapport de force dans le monde, a déclaré Özdemir Akbal à Sputnik.

Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump
© REUTERS / Asin Bulbul/Kevin Lamarque

«N'oublions pas qu'à la suite du soutien accordé en 1979 par l'Amérique aux moudjahidines, la nébuleuse terroriste Al-Qaïda est née, résultat qui a eu de lourdes répercussions sur le monde entier. Autrement dit, la position des États-Unis dans cette affaire peut engendrer une menace très grave», a prévenu l'interlocuteur de l'agence.

Selon ce dernier, à condition que la Turquie n'applique pas la politique qui préoccupe la Syrie, la Russie pourrait jouer un grand rôle dans la garantie de l'intégrité territoriale de la Syrie, tout en limitant pour cela les initiatives américaines dans ce pays.

«La Russie est aujourd'hui une force mondiale et un acteur capable de contrebalancer les États-Unis. Cela est incontestablement devenu possible grâce aux opérations militaires et à la diplomatie de Moscou en Syrie. Si la Syrie et la Turquie établissent des contacts, la Russie pourra faire pression sur le Parti de l'union démocratique (PYD) et réduire à terme à néant l'initiative américaine en Syrie, après l'avoir affaiblie», a expliqué M.Akbal.

Et de conclure que la Turquie devrait pour sa part faire tout pour que cela soit possible, renonçant entre autres à sa rhétorique violente à l'endroit de Damas.

Le soutien des États-Unis aux milices YPG, branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qualifié d'organisation terroriste en Turquie, alimente depuis de longs mois les tensions entre Ankara et Washington. Par ailleurs, Recep Tayyip Erdogan accuse Washington d'aider les Kurdes syriens «non seulement avec des armes mais aussi avec du personnel».

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Tags:
Syrie, Damas, Turquie, Ankara, Russie, États-Unis, Özdemir Akbal, Recep Tayyip Erdogan, Al-Qaïda, Sputnik, Unités de protection populaire kurdes (YPG), Parti de l'Union démocratique (PYD) kurde syrien, Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Forces démocratiques syriennes (FDS), soutien, armements, menaces
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