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Une première mise en examen d’un cadre du cimentier Lafarge dans le cadre de l’enquête sur le financement terroriste en Syrie.

Le directeur de la cimenterie de Lafarge en Syrie Frédéric Jolibois a été mis en examen pour «financement d’une entreprise terroriste», «violation du règlement européen» et «mise en danger de la vie d’autrui», rapporte ce vendredi l’AFP, se référant à l’avocat de l’intéressé, Jean Reinhart.

Il s’agit de la toute première mise en examen d’un cadre du cimentier en question, deux autres ayant été présentés ce 1er décembre aux juges d’instruction en vie d’une éventuelle mise en examen, est-il précisé.

LafargeHolcim, un géant franco-suisse des matériaux de construction, avait plus tôt reconnu les révélations publiées par Le Monde selon lesquelles sa filiale se trouvant à Djalabiya, en Syrie, avait financé des combattants de groupes armés dans ce pays.

Selon les informations du quotidien français, le géant cimentier a confirmé que sa filiale avait «remis des fonds à des tierces parties afin de trouver les arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions». Selon le journal, les destinataires finaux ne sont pas établis. D'après une enquête intérieure, «les conditions exigées pour assurer la continuité du fonctionnement de l'usine étaient inacceptables».

Cependant, LafargeHolcim a essayé de justifier la décision des dirigeants de la filiale syrienne qui ont décidé de payer les combattants en déclarant qu'ils avaient agi «dans le meilleur intérêt de l'entreprise et de ses employés».

L’enquête a commencé à l’été 2017. La société est accusée d’avoir financé des groupes armés. Une information judiciaire a été ouverte pour financement d’entreprise terroriste.

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Tags:
terrorisme, mise en examen, enquête, Lafarge, Syrie, France
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