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    Russie à l’OMC: «Les sanctions renvoient le monde 50 ans, voire 60 ans en arrière»

    ALEJANDRO PAGNI
    International
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    Sanctions de l'Occident contre la Russie (350)
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    L’Organisation mondiale du Commerce (OMC) est malheureusement incapable de garantir les droits des pays membres dans le contexte d’élargissement des sanctions introduites notamment par les États-Unis, le Canada, l’Australie et l’Union européenne contre la Russie, a déclaré à Sputnik le parlementaire russe Sergueï Gavrilov.

    La Russie figure parmi les nouveaux au sein de l'Organisation mondiale du Commerce, seulement cinq ans se sont écoulés depuis son adhésion à l'OMC, a rappelé à Sputnik Sergueï Gavrilov, député de la Douma (chambre basse du parlement russe). Il participait à la conférence parlementaire de l'organisation qui s'est déroulée les 9 et 10 décembre à Buenos Aires.

    «Les sanctions entravent l'intégration de l'économie russe dans les processus en cours dans le monde. […] Il est parfaitement évident que rien ne justifie ces sanctions, car la Russie ne participe pas au conflit armé dans l'est de l'Ukraine. En outre, sa réunification avec la Crimée a été légitime et la péninsule est à présent ouverte à des investissements extérieurs», a indiqué l'interlocuteur de Sputnik.

    Et d'ajouter que la domination économique et politique d'un seul pays est impossible dans le monde contemporain.

    «Les tentatives d'une telle domination sont celles de la restauration du colonialisme. Les sanctions renvoient le monde 50 ans, voire 60 ans en arrière», a souligné le parlementaire.

    Il a cité, à titre d'exemple, la situation en Syrie et en Libye, «victimes d'une agression extérieure» et du soutien, direct ou indirect, aux oppositions armées et aux terroristes par les États-Unis. Ce qui a comme résultat, des économies ruinées dans ces pays, la misère et un flot de millions de migrants vers l'Europe.

    «La garantie de l'égalité des droits dans le commerce international et le soutien des pays en développement sont inconcevables sans le renforcement du droit international», a relevé M.Gavrilov.

    Selon ce dernier, la position de Moscou qui prône invariablement l'égalité des droits dans les relations internationales et tient strictement compte des particularités de chaque État attire vers la Russie les pays du tiers monde.

    Il s'est félicité du resserrement des liens commerciaux entre la Russie et l'Argentine et a particulièrement remercié Buenos Aires et le Mercosur de ne pas soutenir les sanctions antirusses.

    Quant à la perspective d'intégration entre l'Union européenne et le Mercosur, le parlementaire russe a insisté sur la nécessité de tenir compte d'éventuelles conséquences négatives d'une telle décision pour les pays d'Amérique latine, notamment pour leurs industries et leurs agricultures.

    À cette occasion, il a rappelé l'histoire récente de l'Ukraine qui connaît à présent «le chômage massif, l'émigration économique, la paralysie de l'industrie et des hautes technologies».

    «Au fond, l'Union européenne ne l'a aidée en rien», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

    Créé en 1991, le Marché commun du Sud (Mercosur) regroupe l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela. Les pays membres le préside à tour de rôle pour six mois. Les représentants des pays associés au Mercosur sont la Bolivie, le Chili, la Colombie, l'Equateur et le Pérou.

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    opposition armée, sanctions antirusses, égalité, soutien, commerce, terrorisme, Mercosur, Organisation mondiale du commerce (OMC), Sputnik, Union européenne (UE), Sergueï Gavrilov, Buenos Aires, Amérique latine, Argentine, Libye, Syrie, Ukraine, États-Unis, Russie
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