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    Le Département du Commerce des États-Unis

    Washington porte deux entreprises de défense russes sur sa liste noire

    CC BY-SA 2.0 / Ken Lund / United States Department of Commerce
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    Washington a élargi mardi sa liste noire, y ajoutant deux sociétés de défense russes qui «agissent contrairement aux intérêts de la sécurité nationale des États-Unis», d’après un document publié par le Registre fédéral américain.

    Le département du Commerce des États-Unis a inscrit sur sa liste noire deux entreprises de défense russes, le bureau d’études Novator et le centre de recherche et de production Titan-Barrikady, est-il indiqué sur le site internet du Registre fédéral des États-Unis (Federal Register).

    «Les deux sociétés ajoutées à la liste sont considérées par le gouvernement américain comme agissant contrairement aux intérêts de la sécurité nationale et de la politique extérieure des États-Unis […]. Ces sociétés produisent, pour le ministère russe de la Défense, un système de missiles de croisière basé au sol dont la portée est interdite par le Traité sur les missiles à portée intermédiaire [INF, ndlr]», affirment les auteurs du document.

    Washington impose des conditions de licence supplémentaires pour les sociétés figurant sur la liste noire. 

    Les deux entreprises russes font également l’objet des sanctions introduites par le département américain du Trésor (ministère des Finances) conformément à la loi signée par le Président Donald Trump le 2 août dernier et visant les «adversaires des États-Unis», à savoir la Russie, la Corée du Nord et l’Iran.

    Début décembre, le Président Trump a approuvé un nouveau train de sanctions contre la Russie pour des violations présumées du Traité INF/FNI. Le ministère américain du Commerce a promis d’adopter de nouvelles mesures restrictives à l’égard des sociétés russes qui mènent des activités de recherche dans le domaine des technologies balistiques.

    La Russie a souligné à maintes reprises que les accusations de Washington étaient infondées. Elle a pour sa part reproché aux États-Unis d’avoir décidé de déployer au sol, en Roumanie et en Pologne, des systèmes de lancement vertical Mk-41.

    Signé le 8 décembre 1987 par le Président américain Ronald Reagan et le secrétaire général du Parti communiste Mikhaïl Gorbatchev, le Traité INF visait à détruire en trois ans les missiles d’une portée de 500 à 5.500 km. En mai 1991, les conditions prévues par l'accord ont été remplies: l'Union soviétique a détruit plus de 1.700 missiles balistiques et de croisière basés au sol, et Washington 859. Conclu pour une durée indéterminée, le Traité permet à chacune des parties de le quitter en justifiant l'indispensabilité de son geste. Depuis 30 ans, Moscou et Washington ne cessent d’échanger des piques, s’accusant mutuellement de violer le document et menaçant d'en sortir.

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    liste noire, Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), sanctions, Registre fédéral des États-Unis, Titan-Barrikady, Novator (bureau d'études), département américain du commerce, États-Unis, Russie
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