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    Ali Larijani, président du parlement iranien

    Trump, avec son «pari» sur Jérusalem, risque de mener la région à la guerre

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    Le président du parlement iranien, Ali Larijani, a commenté la décision de Trump concernant Jérusalem ainsi que les pourparlers de paix syriens, suite à sa rencontre avec le président de la Douma russe, Vyacheslav Volodin, ce dimanche à Islamabad.

    Concernant la décision de Trump sur Jérusalem

    La décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël provoquera l'agression et la «guerre» entre Palestiniens et Israéliens, a déclaré dimanche le président du parlement iranien Ali Larijani.

    «Les gens ne veulent pas rester silencieux, il y aura une rébellion, une guerre, c'est un pari, il est grand temps que Trump comprenne ce qui se passe», a déclaré Larijani en marge de la conférence consacrée à la lutte contre le terrorisme.

    L'orateur a souligné que les États-Unis essayaient de diviser la région du Moyen-Orient. Il a également réfuté les remarques américaines selon lesquelles Washington avait vaincu le terrorisme en Syrie.

    «C'est vous [les États-Unis, ndlr] qui l'avez créé [le terrorisme, ndlr]», a ajouté Larijani.

    Le 6 décembre, Trump a annoncé sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et a chargé le département d'État de déplacer l'ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. La décision a provoqué d'importantes critiques à travers le monde.

    À propos des pourparlers de Genève

    Téhéran ne s'attend pas à une percée dans le règlement du conflit syrien conformément aux pourparlers de Genève, et considère le processus d'Astana comme le plus prometteur, a déclaré Ali Larijani.

    «Je pense qu'il n'y aura pas de miracle dans les pourparlers de Genève: le processus de Genève ne fait que ralentir le règlement politique, le processus d'Astana est au contraire un terrain fertile pour la conclusion», a-t-il lancé.

    Le législateur a également noté que la présence des États-Unis dans le nord de la Syrie n'aurait que des conséquences destructrices.

    La Syrie est plongée dans une guerre civile depuis 2011, les forces gouvernementales combattent de nombreuses factions de l'opposition et groupes terroristes. La résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en décembre 2015 exhorte les États membres du Conseil de sécurité à soutenir les efforts visant à instaurer un cessez-le-feu et à lancer des pourparlers entre le gouvernement syrien et l'opposition.

    La communauté internationale a pris un certain nombre de mesures visant à régler la crise, notamment par des négociations à Genève et à Astana. Le huitième round des pourparlers d'Astana a eu lieu début décembre. La Russie, la Turquie et l'Iran, les garants du cessez-le-feu en Syrie, ont convenu d'établir un groupe de travail sur la libération des détenus, ont adopté une déclaration sur le déminage humanitaire dans le pays et ont décidé de se réunir dans la ville de Sotchi, les 19 et 20 janvier, pour préparer le Congrès du dialogue national syrien.

    Le huitième round des pourparlers de Genève a eu lieu du 28 novembre au 14 décembre. C'était le plus long depuis le début des pourparlers, mais il n'a pas apporté de percée. Au cours des négociations, la délégation de Damas est retournée en Syrie pour plusieurs jours après avoir refusé de participer à l'appel de l'opposition au départ du Président Bachar el-Assad.

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    Tags:
    pourparlers, dialogue, guerre, décision, Conseil de sécurité de l'Onu, Bachar el-Assad, Vyacheslav Volodin, Donald Trump, Ali Larijani, Jérusalem, Turquie, Russie, Astana, Genève, Pakistan, Iran, États-Unis
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