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    Quels souvenirs garder de l’année 2017? Top 15 des événements de l’année

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    2017 ne sera pas considérée comme une année ayant connu la stabilité sur la scène internationale. Elle a été celle d’événements culturels et politiques importants, de scandales sportifs. 2017 a vu l’envolée des cours des cryptomonnaies qui influent sur l’économie mondiale. Sputnik présente le Top 15 des événements les plus marquants de l’année.

    L’année qui s’achève a marqué un tournant décisif dans la lutte contre le terrorisme au Proche-Orient. Daech, qui a pendant plusieurs années contrôlé une grande partie de la Syrie et de l’Irak, a essuyé de lourdes pertes. Mais la politique n’est pas la seule source des souvenirs que nous garderons de 2017. Retrouvez les événements importants de 2017 dans ce Top 15 de Sputnik.

    Victoires sur Daech en Syrie et en Irak

    Ce coup dur porté aux terroristes de Daech en Syrie et en Irak est l’un des résultats les plus positifs de 2017. Le califat islamiste, dont la superficie a atteint à 110.000 km², a perdu presque tous ses territoires. Au début de l’année, Daech contrôlait Mossoul, la deuxième ville irakienne, ainsi que Raqqa et Palmyre en Syrie, et assiégeait la ville syrienne de Deir ez-Zor. Mais les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont chassé les terroristes de la province de Raqqa. L’armée gouvernementale syrienne appuyée par les Forces aérospatiales russes a libéré Palmyre, Mayadine et Abou Kamal. Elle a levé le siège de Deir ez-Zor. A Alep, deuxième ville syrienne, le gouvernement de Damas s’est mis d’accord avec les rebelles sur leur départ, grâce à la médiation turque.

    C’est pourquoi le Président russe Vladimir Poutine a ordonné le 11 décembre de retirer une partie du contingent russe déployé en Syrie.

    En Irak, l’armée et les peshmergas ont libéré Mossoul et les villes voisines. A présent, les terroristes ne contrôlent plus que certaines régions du désert.

    Centenaire des Révolutions russes de février et octobre 1917

    En 2017, le monde a célébré le 100e anniversaire des Révolutions russes de février et d’octobre 1917 qui avaient provoqué la disparition de l’Empire russe et la naissance d’un nouvel État – l’Union soviétique. Ces révolutions ont défini, en grande partie, le paysage politique, économique et social du XXe siècle. La Russie et de nombreux autres pays ont accordé leur attention à cet anniversaire particulier.

    A cette occasion, un mémorial en hommage aux victimes des répressions politiques a été inauguré à Moscou. Des expositions, des spectacles, des conférences, des lectures et des présentations de films révolutionnaires russes se sont notamment tenus en Allemagne, aux États-Unis, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. 

    La maison d'édition londonienne Pushkin Press a publié une anthologie intitulée «1917: histoires et poèmes de la Révolution russe», qui compile des poèmes et de la prose écrits entre 1917 et 1919. Des étudiants de Londres ont réalisé des dessins animés en s'inspirant d’œuvres classiques russes. 

    Nouvel An 2017 et nouveau Président américain

    Depuis son entrée en fonction en janvier 2017, le 45e Président américain Donald Trump mène une politique assez extravagante et imprévisible. Il a annoncé le retrait des États-Unis du Traité de partenariat transpacifique (TPP) qui, selon lui, porterait atteinte aux intérêts économiques américains. Le locataire de la Maison-Blanche a en outre informé l’Onu de son intention de se retirer de l’accord de Paris sur le climat. Cela ne sera d’ailleurs possible qu’en 2020.

    L’accord sur le programme nucléaire iranien risque aussi d’être annulé. M.Trump a refusé de confirmer au Congrès que Téhéran respectait le Plan d’action global conjoint (JCPOA) de 2015. En outre, il a incité le Congrès à durcir les conditions de l'accord et a dit que Washington introduirait de nouvelles sanctions contre Téhéran pour son soutien présumé au terrorisme. En réaction à ces propos, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a indiqué que l'Iran pourrait envisager son retrait du Plan global d'action conjoint.

    Vague d’attentats en Europe et aux États-Unis

    Une série d’attentats a eu lieu en Europe et aux États-Unis en 2017. La plupart des attaques ont été effectuées au moyen de voitures-béliers.

    En mars et juin, des terroristes au volant de camionnettes ont attaqué des piétons sur les ponts de Westminster et de London Bridge à Londres. Lors de la seconde attaque, les terroristes étaient dans le quartier de Borough Market, où ils ont attaqué des passants au couteau.

    Quinze personnes ont trouvé la mort en avril dans le métro de Saint-Pétersbourg lors d’un attentat-suicide. En mai, un autre attentat commis par un kamikaze a fait 22 morts à Manchester, lors d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande.

    Des attaques sanglantes ont été perpétrées en Espagne durant l’été. A Barcelone, le 17 août, un jeune Marocain vivant en Espagne a foncé dans la foule au volant d'une camionnetteet fait 14 morts et plus de 120 blessés. Un autre terroriste a effectué une attaque semblable dans la station balnéaire de Cambrils, à 120 km plus au sud, faisant deux morts. Les deux attentats ont été revendiqués par le groupe Daech.

    Le 31 octobre, un camion a fauché plusieurs cyclistes dans le centre de New York.

    «Montagnes russes» du Bitcoin

    Entre envolées et dégringolades, la plus célèbre des cryptomonnaies a étonné en maintes occasions tant l'investisseur que le néophyte. Le Bitcoin fait l'objet d'une intense spéculation qui rend son cours très volatile. Il a vu sa valeur multipliée par 20 depuis le début de 2017, passant de moins de 1.000 dollars à quelque 20.000 dollars le 17 décembre. Après ce record, le Bitcoin a chuté à 11.000 dollars le 22 décembre. 

    Depuis 2011 déjà, le magazine The Economist est certain que le bitcoin est une bulle sur le point d'éclater. Pour ses défenseurs, cette cryptomonnaie offre une alternative sécurisée aux devises traditionnelles.

    La technologie blockchain (algorithme permettant de stocker et de transmettre des paiements, des contrats de façon transparente, sécurisée sans recourir à un organe central de contrôle), conçue pour le Bitcoin, intéresse également d'autres secteurs économiques. Selon des experts, la tendance générale à sa hausse se poursuivra en 2018. 

    Toutefois, l’ampleur du marché des cryptomonnaies est encore modeste par rapport aux actifs traditionnels. La capitalisation du Bitcoin, par exemple, est des centaines de fois inférieure à la capitalisation du marché boursier des États-Unis ou au PIB américain. Cette monnaie cryptographique fait l’objet de nombreuses critiques, notamment d’institutions financières telles les banques ou de gouvernements qui ne peuvent la contrôler. En décembre, la Bundesbank allemande a rejeté l’idée de faire circuler toute crypto-monnaie dans la zone euro. 

    L’«Homme-fusée» et risque de guerre nucléaire

    La forte détérioration des relations entre Washington et Pyongyang, qui a intensifié la mise en place de son programme balistique et nucléaire, a fait monter la tension dans le monde. Le Président Trump a qualifié le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un d’«homme-fusée» (Rocket Man) avant de déclarer que la Corée du Nord risquait de faire face à une réaction sans précédent si elle attaquait l’île de Guam dans le Pacifique, qui abrite la base aérienne américaine d'Andersen et la base navale d’Apra Harbor.

    Malgré ces menaces et les protestations de la plupart des pays, la Corée du Nord a poursuivi ses essais militaires. Elle a notamment mené fin novembre un tir d’essai du missile Hwasong-15 d’une portée de 13.000 km avant d’annoncer qu’elle était désormais capable de frapper n’importe quel point du territoire américain par une arme nucléaire.

    La Russie suspendue des Jeux olympiques de Pyeongchang

    Début décembre, dans le contexte du scandale de dopage, le Comité international olympique (CIO) a suspendu le Comité olympique russe, interdisant ainsi l’utilisation du drapeau et de l’hymne russes lors des prochains Jeux olympiques d’hiver qui auront lieu en Corée du Sud en février 2018.

    Les membres du mouvement olympique n’approuvent pas tous cette décision. Selon les fédérations sportives de certains pays, la suspension de la sélection russe des JO 2018 de Pyeongchang est un coup dur pour les fans de tous les sports, et notamment pour ceux de hockey qui se sont déjà habitués à voir l'équipe de Russie monter sur le podium.

    La Russie s’est assurée 208 qualifications olympiques avant que le CIO n’adopte des sanctions contre son comité national. Des sportifs russes pourront participer aux compétitions à Pyeongchang sous la bannière olympique à condition de répondre à plusieurs critères: ne pas avoir été disqualifiés pour dopage, avoir subi tous les contrôles anti-dopage recommandés et avoir respecté les autres recommandations anti-dopage formulées par une commission spéciale du CIO.

    Élections en France et Allemagne 

    La France et l’Allemagne, pays considérées comme les deux poids lourds de l’Union européenne, ont connu cette année d’élections importantes.

    En France, Emmanuel Macron, ex-ministre de l’Économie, est devenu le plus jeune Président du pays. Il a promis de réduire le taux de chômage, d’augmenter les retraites et les aides aux handicapés. Il a aussi proposé de porter les dépenses militaires à 2% du PIB contre 1,79% actuellement, d’intensifier la lutte contre le terrorisme et de établir un service national universel pour les hommes et les femmes.

    M.Macron s’est dit prêt à un dialogue «exigeant» avec la Russie et a jugé nécessaire de lever les sanctions imposées à Moscou, après le respect des accords de Minsk sur l’Ukraine.

    En Allemagne, la chancelière fédérale Angela Merkel a de nouveau remporté les législatives, mais c’était plutôt une victoire à la Pyrrhus. L’influence du bloc CDU-CSU, qui a enregistré son pire résultat depuis 1949, a diminué. Le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) de Martin Schulz a aussi présenté des résultats plutôt décevants, alors que le parti de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a accédé pour la première fois au parlement, devenant la troisième force politique du pays. Dans ce contexte, la formation d’un nouveau gouvernement allemand pose toujours problème.

    Décision capitale?

    Un autre événement important de 2017 est aussi lié aux États-Unis. Début décembre, le Président Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et a ordonné d’y transférer l’ambassade américaine. Cette décision a provoqué un regain de tension à Jérusalem et au Proche-Orient. Des actions de protestations se sont déroulées à Paris, Washington, Kuala Lumpur, Istanbul et dans d’autres villes. Des manifestants se sont rassemblés devant les missions diplomatiques américaines au Liban, en Jordanie, en Indonésie.

    Des affrontements ont eu lieu en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem. La Palestine a déclaré qu’elle ne considérait plus Washington comme médiateur dans le règlement du problème au Proche-Orient.

    Malgré cette réaction au Proche-Orient, le Guatemala a suivi l'exemple de Washington, reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël et dix autres pays pourraient prochainement faire de même.

    Guerres diplomatiques

    L’année 2017 n’a pas été celle de l’amélioration des relations entre la Russie et les États-Unis, malgré l’arrivée au pouvoir du Président Donald Trump. A la fin du mandat du Président Barack Obama, Washington a expulsé les familles de 35 diplomates russes et fermé l’accès à des résidences diplomatiques russes aux États-Unis. Les autorités américaines ont ensuite fermé les représentations de la Russie à New York et à Washington, justifiant cela notamment par des attaques de pirates informatiques contre les serveurs du Parti démocrate et des tentatives présumées de Moscou d’influer sur la présidentielle.

    La Russie a d’abord espéré pouvoir améliorer les relations pendant le mandat de M.Trump, mais en vain. Moscou a alors proposé de réduire le personnel des représentations américaines diplomatiques, pour que le nombre des diplomates américains soit égal à celui des diplomates russes en poste aux États-Unis. Les autorités américaines ont suspendu la délivrance de visas en Russie et ont exigé la fermeture du consulat russe à San Francisco, la représentation commerciale russe à Washington et des locaux de la représentation russe à New York.

    Ces désaccords ont aussi touché les médias. La chaîne de télévision RT America a été obligée de s’enregistrer en tant qu’agent étranger. Les journalistes de RT et de Sputnik se sont vu interdire l’accès du Congrès. En réponse, Moscou a adopté une loi sur les agents étrangers et les journalistes américains ont perdu l’accès à la Douma (chambre basse du parlement russe).

    La Catalogne est toujours en Espagne

    Le référendum sur l’indépendance de la Catalogne a causé une nouvelle «surprise électorale» après le Brexit et la victoire de Donald Trump. Les velléités indépendantistes se sont renforcées dans le nord-est de l’Espagne après la décision de la Cour constitutionnelle espagnole d’annuler la première résolution du parlement catalan sur le référendum d’autodétermination.

    La Catalogne a toutefois organisé un référendum le 1er octobre. Son parlement a adopté une déclaration d’indépendance. Une heure plus tard, le Sénat espagnol a autorisé la mise sous tutelle de la Catalogne. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé la destitution du président catalan et de son exécutif. Carles Puigdemont et certains de ses partisans sont partis pour Bruxelles, des membres du gouvernement catalan ont été interpellés.

    Les partisans de l’indépendance ont remporté les élections anticipées catalanes organisées par Madrid le 21 décembre, obtenant 70 des 135 sièges au parlement.

    Boom du GNL en Chine

    Les USA fourniraient du gaz à Pékin?
    © AP Photo / Houston Chronicle, Steve Campbell
    En 2017, les importations chinoises de gaz naturel liquéfié ont augmenté de 50%. C’est le résultat de l’adoption par Pékin d’un plan pour le 13e quinquennat qui prévoit notamment de remplacer le charbon par le gaz dans la plupart des branches de l’industrie chinoise pour améliorer la qualité de l’air dans le pays. 

    Cette hausse des importations a surpris le marché. Selon la directrice de Thomson Reuters Anna Katrin Brevik, «aucun analyste ne s’attendait à une si grande hausse. Certains affirmaient qu’elle s’élèverait à 20 ou 30%, mais 50%… c’était une surprise».

    En 2017, la Chine a importé 90 milliards de mètres cube de gaz dont 50 milliards de gaz liquéfié. Mme Brevik estime que Pékin importera 150 milliards de m3 de gaz dont 80 milliards de GNL d’ici 2020.

    Les Kurdes aspirent à l’indépendance

    Un référendum d’indépendance s’est déroulé dans le Kurdistan irakien le 25 septembre. 93% des Kurdes irakiens ont voté pour l’indépendance. Bagdad a qualifié le référendum d’illégitime et a adopté des sanctions contre le Kurdistan.

    A la mi-octobre, les relations entre les Kurdes et Bagdad se sont aggravées. Les autorités irakiennes ont mené une opération militaire dans les territoires litigieux. Des affrontements entre les forces pro-gouvernementales et les milices kurdes ont eu lieu dans la province de Kirkouk qui a finalement passé sous le contrôle des autorités fédérales.

    Un Président devient paysan

    En novembre dernier, Robert Mugabe, le chef d’État le plus âgé au monde, a démissionné du poste de Président zimbabwéen. Arrivé au pouvoir en 1980, en tant que Premier ministre, il a pour la première fois été élu Président en 1987. Malgré son âge avancé, M.Mugabe a déclaré à maintes reprises qu’il n’allait pas se retirer de la vie politique. Il a souhaité participer à la présidentielle de 2018. Son épouse Grace a déclaré que M.Mugabe resterait populaire même après sa mort et que les Zimbabwéens voteraient pour son corps mort.

    Mais M.Mugabe n’a pas réussi à célébrer son 100e anniversaire au poste de Président. Il a dû démissionner après un conflit l’opposant au vice-Président Emmerson Mnangagwa soutenu par l’armée.

    Un des neveux de l'ex-Président zimbabwéen Robert Mugabe a raconté aux médias que son oncle souhaitait commencer une nouvelle vie à la campagne et que sa femme continuerait de travailler à ses projets.

    Les Terriens reviendront sur la Lune pour partir encore plus loin

    Le directeur du groupe spatial russe Roskosmos a annoncé fin septembre, lors du 68e Congrès astronautique international (IAC) à Adelaïde, en Australie, que Roskosmos et l’agence spatiale américaine NASA avaient décidé de placer une station habitée en orbite de la Lune.

    Cette station lunaire permettra d’élargir le champ des activités humaines au-delà de l’orbite terrestre et de voyager partout dans le système solaire.

    La Russie créera jusqu’à trois modules de la nouvelle station. Ils seront lancés d’ici à 2024-2026. Moscou a également l’intention de développer les mécanismes d’arrimage pour les vaisseaux qui s’amarreront à Deep Space Gateway. La Chine, l’Inde, le Brésil et la République sud-africaine pourraient aussi se joindre au projet annoncé par la NASA fin mars 2017.

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