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La compagne anti-corruption au Zimbabwe s’accélère: l’ex-Président zimbabwéen Robert Mugabe risque perdre la majorité de ses fermes, tandis que ses ministres font l’objet d’une enquête, selon le portail sud-africain New24.

Le ministre zimbabwéen de l'Agriculture Perrance Shiri a ordonné d'effectuer une audit de la situation des nombreuses fermes de l'ex-Président Robert Mugabe, destitué au mois de novembre 2017, afin de procéder à leur redistribution et qu'une seule demeure en sa propriété, annonce le portail sud-africain New24.

Il s'agit de mesures dans le cadre de la politique selon laquelle une famille ne peut pas avoir qu'une seule ferme.

«Le ministre Shiri a ordonné à nos directeurs de faire la pleine liste des fermes de l'ex-première famille et nous le faisons déjà», a indiqué une source du département des terrains.

La famille de Mugabe aurait en sa possession au moins 14 fermes d'une surface de 16.000 hectares, selon le rapport du ministère.

C'est non seulement Robert Mugabe et sa famille qui sont touchés par l'activité énergique des nouvelles autorités du Zimbabwe, mais également certains ministres de son gouvernement à qui ont aussi été demandés des comptes dans le cadre de la lutte contre la corruption initiée par le Président en exercice Emmerson Mnangagwa. Le 5 janvier, l'ex-ministre des Affaires étrangères Walter Mzembi et l'ex-ministre du Développement de l'énergie Samuel Undenge ont été arrêtés à la demande de la Commission anti-corruption du Zimbabwe (ZACC).

Cela étant, les critiques de cette campagne anti-corruption remettent en question son impartialité. Selon eux, la ZACC ne poursuit que les hommes politiques et fonctionnaires qui se sont opposés à l'ascension au pouvoir de M.Mnangagwa.

Ainsi, Walter Mzembi a été accusé d'avoir fait don à des églises de quatre téléviseurs achetés par le gouvernement pour la promotion de la Coupe du Monde 2010. Ce don aurait été effectué à l'insu du ministère des Finances contrairement à ce que la loi demande.

Récemment, l'ancien ministre du Sport Makhosini Hlongwane a été arrêté car il était soupçonné d'avoir volé les 10 tonne de sucre retrouvées dans sa ferme sans traces de documents attestant leur origine.

Le 21 novembre, le Président zimbabwéen a remis sa lettre de démission au parlement après être resté au pouvoir pendant plus de 30 ans. Il a réussi à obtenir l'immunité juridique et une allocation à vie de quelque 150.000 dollars par mois. Auparavant, l'armée zimbabwéenne avait annoncé avoir pris le pouvoir dans le pays dans le cadre d'une action ciblée visant des «criminels» entourant Robert Mugabe, assurant que le dirigeant et sa famille étaient «sains et saufs» et que le Président avait été assigné à résidence.

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Tags:
coup d'Etat, ferme, corruption, ministre, président, Emmerson Mnangagwa, Robert Mugabe, Zimbabwe
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