Ecoutez Radio Sputnik
    Emmanuel Macron et Xi Jinping

    Qu’attend donc la France de la nouvelle route de la soie chinoise?

    © AFP 2018 Mark Schiefelbein/ POOL
    International
    URL courte
    1596

    En visite d'État en Chine, Emmanuel Macron a déclaré que la France était intéressée à participer à la nouvelle route de la soie, projet qui ne saurait toutefois pas, selon lui, être à sens unique. Cette position de Paris contribuerait à améliorer l’attitude de l’UE envers Pékin et son initiative, ont estimé les experts interviewés par Sputnik.

    Intervenant dans la ville de Xian, point de départ — et d'arrivée — historique des caravanes de la route de la soie, le Président Emmanuel Macron a annoncé le soutien de Paris à la très ambitieuse initiative lancée par son homologue chinois Xi Jinping en 2013.

    «L'Union européenne n'a pas encore élaboré de stratégie unique par rapport au projet chinois de nouvelle route de la soie. Aussi, la position française paraît-elle encore plus courageuse. […] De toute évidence, Paris y aurait trouvé pour lui-même des avantages», a supposé dans un entretien accordé à Sputnik Alexandre Sergounine, de l'Université d'État de Saint-Pétersbourg.

    Un autre interlocuteur de l'agence, Huang Weiping, de l'Université Renmin de Chine, a expliqué une attitude plutôt réservée des Européens envers l'initiative chinoise par le fait qu'ils ne la connaissaient tout simplement pas bien.

    «La position de la France peut inciter ses partenaires européens à l'aborder autrement, plus en profondeur», a argumenté l'universitaire.

    Et d'ajouter qu'il serait toutefois erroné d'affirmer que l'Europe en général éprouverait de la méfiance et de la suspicion envers l'initiative chinoise.

    «Elle trouve de l'appui auprès de l'Italie, de l'Espagne, de la Grèce, de la Républiques tchèque et de certains autres pays d'Europe centrale et orientale. Les États d'Europe du Nord, membres de l'UE, envisagent eux aussi de travailler avec la Chine sans cependant toujours le lier à la nouvelle route de la soie», a poursuivi l'interlocuteur de Sputnik.

    Et de rappeler que les investissements chinois y étaient invariablement salués.

    «Il serait encore prématuré de parler d'une position déterminée de l'UE envers le projet de Pékin, […] mais la position française crée évidemment une atmosphère plus positive autour de ce dernier», a résumé M.Huang.

    Par la bouche de son Président, la France se dit prête à participer au cas par cas à des projets d'investissements communs le long des corridors reliant la Chine à l'Europe via l'Asie centrale et même en Afrique.

    Lire aussi:

    Mission épineuse du Président français à Pékin
    Le symbole des liens internationaux «c’est le thé, pas la soie», estime Lagarde
    La Chine veut recouvrir la moitié de la planète de ses Nouvelles routes de la soie
    Tags:
    projet, président, visite d'Etat, investissements, Grande Route de la Soie, Université Renmin de Chine, Université de Saint-Pétersbourg, Sputnik, Union européenne (UE), Huang Weiping, Alexandre Sergounine, Xi Jinping, Emmanuel Macron, Xian, République tchèque, Espagne, Italie, Chine, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik