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    Donald Trump

    Pays imaginés et entraînement de Daech: les plus grosses gaffes présidentielles US

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    Ekaterina Yanson
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    Les chefs d'État américains pourraient rivaliser en matière de lapsus commis devant le grand public. Il ne faut pas aller loin: Donald Trump vient d'affirmer avoir vendu à la Norvège des avions n'existant que dans un jeu vidéo. Et, tout de même, dans cette histoire des gaffes infinie, ses prédécesseurs lui marchent sur les talons.

    Oui, le Président a aussi le droit à l'erreur mais les détenteurs du pouvoir aux États-Unis semblent y recourir souvent. Leurs gaffes, sont-elles révélatrices d'une vraie attitude, d'une ignorance ou d'un stress extrême? Probablement, de toutes les variantes réunies. Quelle que soit leur origine, découvrez la liste des gaffes les plus retentissantes des locataires de la Maison-Blanche.

    Donald Trump et son tableau de chasse «sans précédent»

    Chaque successeur reprend le flambeau des gaffes niveau Président et M.Trump s'avère avoir réussi dans le domaine. Une fois élu, il a déclenché une discussion en publiant un tweet avec une fin inattendue:

    «La Chine vole un drone de recherche de la marine des États-Unis dans les eaux internationales — elle le sort de l'eau et l'emmène en Chine. C'est un acte sans président», a-t-il écrit avant de se rendre compte (après une heure et demie) de sa faute de frappe et de poster une version modifiée avec «un acte sans précédent».

    À l'époque, le mot «unpresidented» a fait jaser pendant des jours et est fermement entré dans le langage américain, mais la course de relais de Trump ne faisait que commencer.

    Les fautes d'orthographe réservent à elles seules une place particulière dans son palmarès: en guise d'exemple, le Président a écrit le mot «councel» au lieu de «counsel» parlant d'un conseil spécial chargé de traquer les actions illégales lors de la campagne de Clinton et de l'administration Obama. Il a mis deux heures et 28 minutes pour corriger l'erreur, les utilisateurs étant déjà habitués à en tenir un compte.

    Donald Trump a également donné naissance au mot «covfefe», reconnu comme le mot de l'année 2017 par le quotidien britannique The Telegraph bien que personne ne sache sa signification. L'expression est parue dans une phrase non terminée «Malgré le covfefe négatif permanent des médias» qui a ensuite été supprimée.

    Par la suite, lors d'un rendez-vous à la Maison-Blanche, Trump n'a pas réussi à bien orthographier le prénom du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy sur son compte Twitter.

    Mais ce n'est pas seulement sur ce réseau social que le chef d'État commet des gaffes. Lors d'une rencontre avec des dirigeants africains, le Président a salué le bon état du système de santé d'un pays apparemment connu de lui seulement:

    «Le système de santé de la Nambie est hautement autosuffisant», a-t-il affirmé, puis a réitéré le nom du pays.

    Ce qui n'a toutefois pas persuadé l'audience de son existence et a fait naître des hypothèses sur l'origine du nom: selon l'une d'elles, le pays se trouverait quelque part entre les frontières namibienne et zambienne.

    Enfin, une erreur qui date de tout récemment: commentant la livraison de 52 avions F-35 à la Norvège, Trump a précisé que son pays avait déjà «commencé à effectuer la livraison de chasseurs F-52 et F-35» et que le montant du contrat s'élevait à 10 milliards de dollars. Parait-il que la réalité et la perception de cette dernière du Président ne s'accordent toujours pas, car le modèle F-52 n'existe que dans le jeu sur PC Call of Duty: Advanced Warfare.

    Barack Obama

    Face à la longue liste des lapsus de Trump, cette seule gaffe de son prédécesseur semble plus forte que toutes celles de Trump réunies. Intervenant à une conférence de presse en juillet 2015, Obama a déclaré:

    «La chute de Ramadi a fait agir le gouvernement irakien plus vite. Le mois dernier, j'ai donné l'ordre de prendre des mesures supplémentaires. Nous accélérons la préparation des troupes de Daech, y compris des combattants volontaires sunnites dans la province d'Al-Anbar.»

    Parmi les utilisateurs qui suivaient d'un œil vigilant les discours d'Obama, certains n'ont pas tardé à supposer que ce dernier avait dit la vérité malgré lui.

    George W. Bush

    Pour George Bush fils qui a occupé le poste de Président entre 2001 et 2009, les domaines économique et géographique présentaient le plus de difficultés. Sa remarque au Japon, en 2002, a créé de la confusion sur les marchés des devises. Le dirigeant américain a annoncé aux journalistes qu'il comptait aborder avec le Premier ministre japonais une éventuelle dévaluation du yen, confondant deux termes, dévaluation et déflation.

    À la suite de sa déclaration, les agents de change japonais se sont précipités pour se débarrasser de la monnaie nationale, tandis qu'un conseiller de Bush a dû s'excuser pour l'erreur.

    De même que Trump qui a commencé à inventer de nouveaux pays, Bush n'a pas pu résister à la similarité entre l'Australie et l'Autriche. En déplacement sur la grande île, le Président a remercié le chef du gouvernement australien pour avoir visité les «troupes autrichiennes» en Irak. S'étant à peine remis après sa faute, il a confondu l'OPEP (en anglais OPEC, Organisation des pays exportateurs de pétrole) et l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) lors d'un discours à Sydney.

    Or, le bon sens de l'humour semble être inscrit dans la liste des traits nécessaires pour faire un bon Président américain et ici, Bush ne s'est pas désorienté et a ri de lui-même.

    Confusion dans des communiqués

    De fait, les communiqués de la Maison-Blanche se permettent aussi une certaine liberté de parole par moments. Ainsi, l'entrevue du Président chinois Xi Jinping avec son homologue américain en juillet dernier, dans le cadre du sommet du G20, a présenté M.Xi comme le dirigeant de «la République de Chine», ce qui est cependant le nom officiel de Taïwan tandis que la Chine s'appelle officiellement «République populaire de Chine».

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    extrémistes, sens de l'humour, présidence, erreurs, Daech, Twitter, Inc, George Bush, Donald Trump, Barack Obama, États-Unis
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