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    La conférence de presse du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov 2018

    Sergueï Lavrov tire le bilan de l'année écoulée

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    Syrie, Israël, Corée du Nord, États-Unis… À l'occasion de la conférence de presse consacrée au bilan de l'année 2017, Sergueï Lavrov a répondu aux questions sur les événements de l'actualité et a abordé des sujets brûlants.

    Ce lundi, le 15 janvier, Sergueï Lavrov a tiré le bilan de l'année écoulée devant la presse.

    Russie, USA et les émotions concernant la victoire de Trump

    Se prononçant ce lundi lors de la conférence de presse, Sergueï Lavrov a rappelé que Moscou n'agissait pas selon le principe «œil pour œil, dent pour dent» dans ses relations avec Washington.

    Pourtant, le ministre russe des Affaires étrangères a précisé que la Russie ne «pouvait pas ne pas répondre aux hostilités de la part des États-Unis».

    Répondant à la question de savoir s'il regrettait la victoire de Donald Trump lors de la présidentielle 2016, le ministre russe a expliqué que «regretter quelque chose, ce n'est pas ce que la diplomatie fait».

    «Nous travaillons avec des faits. Et les faits sont tels que nous les voyons aujourd'hui. Par conséquent, nous faisons ce qui est nécessaire pour assurer les intérêts de la Russie dans les conditions actuelles», a déclaré M.Lavrov.

    Les déclarations US sur le dossier iranien «n'ajoutent ni optimisme, ni stabilité»

    La Russie cherchera à maintenir les accords sur le programme nucléaire iranien, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, rappelant que les récentes déclarations de Washington sur l'accord nucléaire iranien «n'ajoutaient ni optimisme, ni stabilité».

    «Maintenant, ce que les États-Unis essaient de faire, c'est de changer le texte de l'accord, y compris des choses absolument inacceptables pour l'Iran, et nous ne les soutiendrons pas», a indiqué M.Lavrov.

    Quid du règlement de la crise syrienne par la voie politique?

    La Russie espère que le Congrès pour le dialogue national syrien motivera l'Onu à intensifier les travaux à Genève visant le règlement politique de la crise syrienne, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.

    Sergueï Lavrov a souligné l'initiative de la Russie, de l'Iran et de la Turquie qui, il y a un an, avait permis de démarrer le processus d'Astana, en créant des zones de désescalade.

    Pourtant, selon le ministre, les projets américains visant à aider à créer des zones de sécurité frontalière en Syrie témoignent du fait que Washington n'est pas intéressé à préserver l'intégrité de l'État syrien.

    «Juste hier, une nouvelle initiative a été annoncée, que les États-Unis veulent aider les soi-disant forces démocratiques syriennes (FDS) à créer certaines zones de sécurité frontalière. En gros, cela signifie la séparation d'un vaste territoire le long de la frontière de la Turquie avec l'Irak, et à l'est de l'Euphrate… Et l'annonce que la zone sera contrôlée par les groupes sous la direction des États-Unis, c'est une question très grave qui soulève des préoccupations en indiquant quele cap a été mis sur la division de la Syrie», a ajouté le ministre russe.

    Résolution de la crise dans la péninsule coréenne

    Sergueï Lavrov a également abordé la crise sur la péninsule coréenne, en rappelant que la Russie et la Chine proposaient de geler les actions de confrontation autour de la péninsule coréenne:

    «Comme vous le savez, nous avons avec la Chine une initiative conjointe qui prévoit la transition de la confrontation à un règlement politique du problème surgi dans la péninsule coréenne. Avant tout, nous proposons à tous de se calmer et de geler toutes les actions conflictuelles, en particulier les actions liées à des activités militaires, que ce soient les lancements de missiles, les essais d'armes nucléaires ou l'organisation de manœuvres à grande échelle par les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon dans cette région».

    Selon lui, lorsqu'un «gel» pareil entrera en vigueur, la Russie soutiendra activement les contacts directs entre les parties les plus intéressées.

    Moscou «comprend» la colère des Palestiniens face à Trump

    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dit lundi «comprendre» les déclarations du Président palestinien Mahmoud Abbas qui a dénoncé l'offre de paix de Donald Trump comme la «claque du siècle».

    «Nous comprenons parfaitement ce que ressentent les Palestiniens actuellement. Ils ont fait des concessions unilatérales, les unes après les autres, au cours des dernières années, sans rien recevoir en échange», a déclaré Sergueï Lavrov.

    En outre, les chances de reprise d'un dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens «sont proches de zéro au vu de la situation actuelle», a regretté le ministre russe, disant souhaiter «consulter dans un futur proche (ses) partenaires du Quartet» pour le Proche-Orient: l'Union européenne, l'Onu et les États-Unis.

    Projets après la présidentielle 2018 en Russie

    En réponse à la question sur ses projets de travail après les élections présidentielles de mars, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que sa tâche principale consistait maintenant à assurer le bon fonctionnement du ministère.

    «Je n'ai pas l'habitude de faire quelque chose d' autre qu'assurer le travail efficace de notre ministre. Et maintenant, cela représente ma tâche principale», a-t-il dit.

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    Tags:
    programme nucléaire iranien, Présidentielle russe 2018, Forces démocratiques syriennes (FDS), Donald Trump, Sergueï Lavrov, Israël, Japon, Corée du Sud, Corée du Nord, Syrie, États-Unis, Russie
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