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Évoquant les relations actuelles entre Varsovie et Moscou, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a constaté qu’en Pologne la russophobie était de plus en plus promue au rang de l’idée nationale. Dans un entretien accordé à Sputnik, un journaliste polonais indépendant a dit partager ce point de vue.

Bien que les élites polonaises aient érigé la russophobie en idéologie d'État, la Russie fait tout pour ne pas attiser le conflit, et le sort des monuments polonais en Russie en est la meilleure preuve, a déclaré Janusz Niedzwiedzki, historien et journaliste polonais indépendant.

«J'ai eu l'occasion de m'en persuader. À chaque fois que des voix en faveur de la destruction des monuments polonais se font entendre en Russie, on les fait taire et on les qualifie de provocation visant à détériorer les relations russo-polonaises», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que la russophobie polonaise ne visait pas à attiser le conflit avec la Russie, mais était destinée à l'usage interne.

«La création d'un "ennemi extérieur" est une carte utilisée depuis longtemps pour conforter le camp dirigeant. […] La russophobie polonaise, ce n'est qu'un jeu politique très cynique, permettant de conserver le pouvoir», a estimé l'historien.

Selon ce dernier, il n'y a même pas en Pologne une vraie opposition.

«L'opposition libérale et les milieux non conservateurs au pouvoir rivalisent de russophobie. […] Ce sont en fait des élites pro-atlantiques et pro-Otan. La Pologne manque d'opposition authentique qui puisse opposer à la russophobie et au militarisme une politique de paix et de coopération avec les voisins», a regretté l'interlocuteur de Sputnik.

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Tags:
jeu, politique, russophobie, opposition, OTAN, Sputnik, Sergueï Lavrov, Janusz Niedzwiedzki, Russie, Pologne
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