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    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov

    Moscou révèle ce qui pourrait torpiller l'accord sur le nucléaire iranien

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    Nucléaire iranien (2018) (37)
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    Évoquant l'idée d'un durcissement de l'accord sur le nucléaire iranien avancée par Donald Trump, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jugé alarmante l'éventualité d'une rupture de cette entente.

    Il sera impossible de matérialiser l'accord sur le nucléaire iranien en cas de départ d'une des parties, a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

    «Une entente ne peut pas être respectée si l'un des participants s'en retire, car elle éclatera. C'est de ce fait que nous partons et je pense que tout le monde le comprend clairement. Avant tout nos collègues européens que, à ce que j'ai entendu dire, les États-Unis ont l'intention de persuader d'occuper une position semblable à la leur», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au siège des Nations unies.

    Et d'ajouter:

    «C'est un moment très important. Et vous avez raison de dire que la Corée du Nord regarde attentivement ce qui se passe. Selon l'accord, l'Iran suspend son programme nucléaire militaire en échange de la levée des sanctions. C'est ce qui est proposé aujourd'hui à la Corée du Nord. Toutefois, si l'accord avec l'Iran devient monnaie de change dans des jeux politiques et géopolitiques, comment convaincre la Corée du Nord d'accepter une telle entente qui pourrait être rappelée à tout moment?»

    Auparavant, le Président américain avait demandé à ses alliés européens de prendre part à la révision de l'accord nucléaire avec Téhéran. En cas de refus, il avait menacé de renoncer à ce traité.

    Le Plan global d'action conjoint sur le programme nucléaire iranien a été conclu entre Téhéran et les puissances du groupe P5+1 (États-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Russie et Chine) le 14 juillet 2015, après 12 ans de crises diplomatiques et d'âpres négociations. Qualifié à l'époque d'historique, le texte, qui encadre les activités nucléaires iraniennes en contrepartie d'une levée progressive des sanctions frappant la République islamique, est profondément fragilisé depuis la décision par Donald Trump de ne pas certifier au Congrès que Téhéran en respecte les termes.

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    Nucléaire iranien (2018) (37)

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    Tags:
    Plan global d'action conjoint (JCPOA), ONU, Donald Trump, Sergueï Lavrov, Chine, Royaume-Uni, France, Allemagne, Corée du Nord, États-Unis, Europe, Russie, Iran
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