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    La région d'Afrine vue depuis la Turquie

    Opération Rameau d'olivier: la mise à l’épreuve des relations turco-américaines

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    Opération turque «Rameau d’olivier» contre les Kurdes à Afrine (114)
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    Dès que la Turquie s’est montrée déterminée à entrer à Afrine, l’Amérique a reculé, et la déclaration du Pentagone sur une fausse interprétation de son initiative pour créer des forces de sécurité frontalières en Syrie en est la preuve, a déclaré le politologue turc Hasan Ünal dans un entretien accordé à Sputnik.

    Ce n'est que Washington et lui seul qui fait monter les tensions entre la Turquie et les États-Unis. Aussi, les Américains devraient-ils apprendre à se regarder dans une glace, a indiqué à Sputnik Hasan Ünal, professeur en relations internationales à l'Université Atilim.

    «C'est que les États-Unis s'entêtent à créer un État kurde, tout en violant l'intégrité territoriale de quatre pays de la région, à savoir la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie», a constaté l'universitaire.

    Commentant les déclarations plutôt réservées des États-Unis sur l'opération Rameau d'olivier lancée par Ankara à Afrine, M.Ünal a rappelé que tout comme auparavant les Américains avaient trahi Barzani, ils trahissaient à présent le Parti de l'union démocratique (PYD).

    «Dès que la Turquie s'est montrée fermement déterminée à entrer à Afrine, l'Amérique a reculé. […] Et la déclaration du Pentagone sur une fausse interprétation de son initiative pour créer des forces de sécurité frontalières en Syrie en est la preuve», a-t-il indiqué.

    Le politologue relève que finalement les Américains ont dressé contre eux la Turquie, tout en se retrouvant dans une situation extrêmement instable sur l'ensemble du Proche-Orient.

    «Si vous avez un allié tel que les États-Unis, vous n'avez guère besoin d'ennemi», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

    La porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert, a affirmé en amont qu'en déclarant que Washington armait les Kurdes en Syrie, la Russie s'appliquait à brouiller les États-Unis et la Turquie. Selon Hasan Ünal, les propos tenus par Mme Nauert sont parfaitement absurdes.

    «Ce n'est pas la Russie qui détériore les relations entre la Turquie et les États-Unis, mais la politique absurde des Américains, et notamment leur projet de création d'un "Grand Kurdistan". Tant que ce projet demeure au centre de la stratégie de Washington au Proche-Orient, la perspective d'établissement de rapports d'amitié entre la Turquie et l'Amérique apparaît extrêmement vague», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que les États-Unis devraient cesser d'inventer une soi-disant filière russe inexistante pour reconnaître que le problème résidait en eux-mêmes.

    L'état-major turc a annoncé le 20 janvier le lancement de l'opération Rameau d'olivier contre les milices kurdes positionnées dans la région d'Afrine. Dimanche, une opération terrestre a été lancée.

    Damas a fermement condamné les actions d'Ankara, rappelant qu'Afrine était une partie indissociable de la Syrie. Moscou a pour sa part appelé tous les belligérants à la retenue et a exhorté à respecter l'intégrité territoriale de la Syrie.

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    Opération turque «Rameau d’olivier» contre les Kurdes à Afrine (114)

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    Tags:
    relations, projet, intégrité territoriale, opération, Rameau d'olivier, Unités de protection populaire kurdes (YPG), Département d'Etat des Etats-Unis, Pentagone, Sputnik, Parti de l'Union démocratique (PYD) kurde syrien, Heather Nauert, Hasan Ünal, Massoud Barzani, Kurdistan, Proche-Orient, Irak, Iran, Russie, Washington, États-Unis, Afrine (Syrie), Ankara, Turquie
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