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À ce jour, plus d’un million de personnes se sont concentrées à Afrine, et des hostilités pourraient y faire des centaines de victimes et déboucher sur une véritable catastrophe humanitaire. Tout cela est le résultat de la politique «sanguinaire» des États-Unis, a déclaré à Sputnik le politologue iranien Hossein Royvaran.

Les États-Unis ont joué le rôle principal dans l'actuelle déstabilisation de la situation en Syrie, a indiqué à Sputnik Hossein Royvaran, professeur à l'Université de Téhéran et spécialiste du Proche-Orient et des pays arabes.

«Le rôle des États-Unis dans l'actuelle déstabilisation en Syrie est évidente. Les Américains ont affirmé y être venus, rien que pour combattre Daech, mais à présent leur contingent est toujours en Syrie. Ils invoquent à nouveau Daech pour argumenter leur présence militaire dans ce pays. Quoi qu'il en soit, la raison en est tout autre», a souligné l'interlocuteur de l'agence.

Et de préciser qu'il s'agissait avant tout d'un motif politique qui consistait notamment à soutenir les Kurdes, en leur fournissant des armes, en entraînant leurs combattants et en encourageant leur séparatisme.

«Et la récente décision des États-Unis de créer une armée de 30.000 hommes et son déploiement à la frontière nord du territoire [syrien, ndlr] contrôlé par les Kurdes! Tout cela laisse clairement entendre que l'objectif des États-Unis n'est pas de contribuer au règlement pacifique et au rétablissement de la sécurité en Syrie. Au contraire, ils s'appliquent à y déstabiliser encore plus la situation», a poursuivi l'universitaire.

Il a par ailleurs évoqué l'opération Rameau d'olivier lancée par la Turquie dans la région syrienne d'Afrine.

«Entamant sa campagne militaire à Afrine, la Turquie a pratiquement fait irruption sur le territoire d'un État souverain. Somme toute, l'actuelle déstabilisation de la situation dans le nord de la Syrie est le fruit de la politique subversive des États-Unis», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

L'état-major turc a annoncé le 20 janvier le lancement de l'opération Rameau d'olivier contre les milices kurdes positionnées dans la région d'Afrine. Dimanche, une opération terrestre a débuté.

Damas a fermement condamné les actions d'Ankara, rappelant qu'Afrine était une partie indissociable de la Syrie. Moscou a pour sa part appelé tous les belligérants à la retenue et a exhorté à respecter l'intégrité territoriale de la Syrie.

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politique, Kurdes, hostilités, situation, Rameau d'olivier, Daech, Sputnik, Université d'Etat de Téhéran, Hossein Royvaran, Turquie, États-Unis, Afrine (Syrie), Syrie
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