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Ce scandale de corruption aurait entre autres comme origine une confrontation entre Benjamin Netanyahu et George Soros et même si un acte d’accusation était déposé contre le Premier ministre israélien, la procédure devant les tribunaux serait longue, ont éstimé des experts turcs dans un entretien accordé à Sputnik.

L'État hébreu est en train de vivre un sérieux scandale de corruption, dont la cause est beaucoup plus profonde qu'elle ne le paraît à première vue, a déclaré le politologue turc Mehmet Ali Güller à Sputnik.

«Les preuves à la charge contre Netanyahu ont l'air suffisamment convaincantes et de toute évidence, des actes de corruption de la part du Premier ministre israélien ont effectivement eu lieu. Quoi qu'il en soit, il ne s'agit sans doute pas là tellement de corruption que de lutte entre juifs, qui s'étend jusqu'à Soros», a estimé l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que le scandale actuel avait entre autres comme origine une confrontation entre Benjamin Netanyahu et George Soros.

«Début février, Netanyahu a notamment accusé Soros d'avoir lancé une campagne contre le plan d'Israël pour déporter les immigrés africains», a rappelé M.Güller.

Ce dernier a par ailleurs indiqué que le Premier ministre israélien avait avec l'actuel Président américain Donald Trump de meilleures relations qu'avec son prédécesseur Barack Obama.

«Ils [Netanyahu et Trump, ndlr] ont la même attitude envers l'Iran et interviennent contre les démarches effectuées par Obama pour normaliser les relations avec l'Iran. L'initiative de Trump sur Jérusalem a aussi satisfait Netanyahu, alors que Soros figure parmi les critiques les plus véhéments de Trump», a poursuivi le politologue.

Selon ce dernier, George Soros a récemment qualifié l'actuelle administration américaine de «menace pour le monde entier» et Trump de «menteur et escroc».

La Maison blanche
© AFP 2020 Brendan Smialowski

Un autre interlocuteur de Sputnik, le rédacteur en chef de l'hebdomadaire juif stambouliote Shalom Ivo Molinas a évalué comme positif le fait que la justice israélienne pouvait avoir la main lourde contre les plus hauts dirigeants reconnus coupables de corruption, mais que même si un acte d'accusation était déposé contre Benyamin Netanyahu, la procédure devant les tribunaux serait longue et pourrait prendre plusieurs années.

«Je ne pense pas que toutes ces tentatives débouchent sur quoi que ce soit de concret, le gouvernement de Netanyahou étant suffisamment fort. Qui plus est, une telle enquête pourrait provoquer une crise gouvernementale, et il est très peu probable que dans le contexte d'instabilité et de troubles incessants au Proche-Orient les autorités israéliennes permettent qu'une crise gouvernementale éclate», a expliqué le journaliste.

La police israélienne demande l'inculpation de Benjamin Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance, alors que le Premier ministre clame son innocence, réfute les accusations dont il fait l'objet et exclut de démissionner. Quant aux observateurs, ils supposent que le procureur général peut décider de ne pas déposer d'acte d'accusation contre Benjamin Netanyahu ou d'en déposer un sur des infractions relativement mineures telles que la fraude et l'abus de confiance, et non la corruption.

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Tags:
menteur, escroc, abus, fraude, inculpation, accusations, scandale, corruption, Shalom, Sputnik, Ivo Molinas, Mehmet Ali Güller, Benjamin Netanyahu, Donald Trump, George Soros, Barack Obama, Jérusalem, Turquie, Iran, Israël, États-Unis
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